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SECONDE PARTIE. — CHAPITRE gUATRIÈME.
en un mot, l’entière journée dans « cette oisiveté toujours occupée »qui devint le propre de la vie romaine sous l’empire.
« Aujourd’hui, dit Sénèque en parlant des bains de sa pmp remaison, on se considère comme un homme pauvre et insignifi ant >si les murs de sa salle de bains ne sont pas resplendissants ^belles plaques de marbre précieux, si, au milieu des colonnes demarbre d’Alexandrie, on ne voit point des pierres peintes deNumidie et des mosaïques figurant des tableaux, si des chambresentières ne sont pas tapissées de glaces, si les bassins ne sont p aSentourés de pierres de Chasos, qu’on voyait autrefois à peine dansles temples des dieux, si enfin l’eau ne coule pas de robinets
d’argent. »
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Du temps de Pline, une dame romaine d'un certain rangserait pas entrée dans une salle de bains qui n’aurait pas été p^ aquée d’argent (i) ; et ce luxe, déployé dans l’installation de q uques bains particuliers, s’épanouissait avec une prodigalité insensée dans les thermes impériaux. C’étaient de véritables pal alSouverts à la multitude, et dont les dimensions étaient devenn eStelles, qu’Ammien Marcellin pouvait les comparer à des provinC eSentières (2).
Les abus les plus honteux d’ailleurs s’introduisirent très rap 1 2dement dans tous ces thermes. Dans l’origine, les deux sexes yétaient séparés. Vitruve, qui écrivait au premier siècle aV
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notre ère, dit que les bains des hommes devaient toujoursdistincts de ceux des femmes. Mais, dès l’empire, cette honnprescription fut considérée comme une lettre morte. Dans cetains thermes, les deux sexes étaient régulièrement admis p cmêle. Les écrivains grecs, dit Baccius, accusent les Rom ain
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d’avoir, les premiers, pris des bains avec leurs femmes nues,même d’en user moins honnêtement encore (3). La licence ^telle que des femmes qui passaient pour réservées ne craig naie
(1) Guhl et Koner, La vie antique, Rome. Les repas, les bains et ' iesTrad. Riemann et Travinski. Paris, 1885.
(2) Lavacra in modum provinciarum exstructa. (Amm. Marckll. , Rer
Gest .)
(3) Grceci quoque scriptores Romanis id vitium imputant, qui uxoftë