LE CONFLUENT DU RHONE ET DE LA SAONE.
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av ait lieu à quelque distance de là, et qu’il servait tout à la foisPort et d’entrepôt à la ville commerçante. Il était creusé à lahauteur de la place actuelle des « Terreaux », dont le nom rap-P el 'e si bien les anciennes créations transformées et les « terras-sements » remaniés bien des fois depuis l’époque romaine. LesPremiers magasins et les hangars des commerçants lyonnais,dont parlent si souvent les inscriptions antiques de la ville, con-duits en général en planches et en terre battue, soutenuestransversalement par des bardeaux, suivant l'usage celtique,s'alignaient à droite et à gauche de ce canal, que les bateliers etle s portefaix désignaient sous le nom familier de Canabæ ouCannabæ (les baraques, les cabanes). C’était là que commen-taient à se mêler les eaux du Rhône et de la Saône. A l’aval,détendait le pays plat du Condate, formé de plusieurs îles sépa-res par de petits bras navigables, et dont il est tout à fait impos-able de définir les contours, véritable archipel fluvial, couvert de
hutt
ils
es et d’entrepôts (r).
Le Cannabis et ses abords étaient donc le centre du commerce;constituaient une sorte de bassin, de darse ou de port intérieur( î Ul occupait à très peu près l’emplacement actuel de la place deser reaux, de la place Sainte-Catherine et de la place Saint-
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‘erre. C’est encore aujourd’hui le cœur de la ville moderne; etc ’est toujours de ce même sol antique, si souvent remué, qu’on aexhumé et qu’on continue à déterrer encore les plus nombreux etles plus intéressants débris de l’époque gallo-romaine : titreshonorifiques des représentants des peuples gaulois auprès dei autel des Césars, monuments honoraires ou funéraires desMagistrats et des principaux agents de la puissance impériale,lns criptions lapidaires de toute nature, rappelant les plus anciensSouvenirs de la cité antique et les différentes particularités de soncommerce, de son industrie et de sa religion. La métropole desGaules avait là, tout comme la grande cité phocéenne, une véri-fie « Cannebière », dont le nom rappelle la même origine et
(0 Voir la carte des trois parties de Lyon au premier siècle, pi. VII, auCommencement du chapitre.