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Tome premier.
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4 io SECONDE PARTIE. — CHAPITRE QUATRIÈME.

très vraisemblablement les mêmes procédés de construction(Cannabæ, au datif et à l'ablatif Cannabis, in Cannabis, P°' ntde départ évident du mot Cannebière, Cannabiariuni) (i)-

Une simple promenade dans les galeries du musée Saint-P ierreet une lecture, même très sommaire, des principales inscript>° nqu’on y a précieusement recueillies et classées, suffisent pour donner une idée exacte du nombre et de la variété des commerçantqui étaient, dans les premiers siècles, fixés à domicile à Ly on >qui y venaient de tous les points du monde, surtout à I’épofides grandes foires annuelles du mois de mai et du mois d’aout.

« Lorsqu’on parle aujourd’hui de Lyon comme ville de cornmerce, on pense tout de suite au commerce de la soierie. La s01était sans doute, au temps de l’empire romain, un article de l uXfort recherché par les dames élégantes et même par les hommefféminés, et valait, dans l’acception rigoureuse du mot, s °poids d’or. Mais elle venait directement de son pays de P r ° vC ^nance, du pays même des vers à soie, les Indes et la Chine,elle était importée directement à Rome par les marchands ^ciens, qui avaient à Tyr et à Beryte de grands entrepôts. C eseulement sous l’empereur Justinien que les premiers vers à s °*furent connus à Constantinople, et que de là la sériciculture etcommerce de la soierie s'introduisirent en Europe (2). »

(1) Voir passim DE Boissieu, Inscr. ant . de Lyon, op. cit. g u( i

Des traces de quai antique ont été retrouvées le long de la rue Mercière au

de la place des Terreaux. Vers le passage de l'Argue, un canal paraît avoir ^versé la presqu’île lyonnaise du Rhône à la Saône; et on a pu en relever gques berges le long de la rue des Archers et de la rue Confort, p r ^ s ^ uCdes Jacobins. L’ancien fossé de communication entre le Rhône et la j a

l’on voit très nettement dessiné sur le plan de Lyon au quinzième siècl e 0^^ ^carte, planche VIII) devait occuper à peu près le même emplacement. Au ^ce canal, au point oti il coupe la rue de l’Hôtel de ville, on a trouvé un ama ^ af gésidérable d’amphores antiques ; et il n’est pas impossible qu’un bateau ce

d’amphores ait sombré là avec sa cargaison. Il est donc très probable q ^canal était le véritable confluent, le Cannabis Lugdunensis mentionnéinscriptions, situé entre le domaine national des Trois Gaules et les p r èsnay. Il ne paraît pas avoir eu moins de deux cents mètres de largeur, à P eU gncelle du Rhône au pont de la Guillotière. C’était donc un véritable p°rivière. Voir A. Allmer, Musée de Lyon, op. cit.

(2) Otto Hirschfeld, Lyon à l’époque romaine, op. cit.