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Tome premier.
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le CONFLUENT DU RHONE ET DE LA SAONE.

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Tous ces groupes d'artisans, tous ces collèges d'affranchis, col-le iia opificum, répondaient si bien à ce besoin d’association etde solidarité, qui est un des sentiments les plus intimes de lana ture humaine, qu’ils devinrent, en quelque sorte, de véritableslns titutions d’État.

Us étaient autorisés par un sénatus-consulte ou une constitu-tlon impériale. Ils formaient des personnes civiles, pouvaient pos-séder des propriétés, voire des esclaves, recevoir des dons et desle gs, ester en justice. Ils avaient leurs finances, leurs domaines,leurs cérémonies religieuses. Ils paraissaient avec leurs bannièresda «s les cérémonies publiques. Quelques-uns étaient assez nom-' Dre ux pour se diviser en décuries et en centuries.

Le motif qui donnait naissance à un collège était ordinai-rem ent une occupation commune, un même genre de vie. Ainsi

c haq Ue cor p S de métier avait son association qui portait sonUom.

Les marins et les bateliers, nautæ, les charpentiers, fabrit ^inariî ) les marchands de bois, dendrophori, les patrons dera deaux ou de barques, scapharii, les armateurs de navires,nai} icularii t les utriculaires, utricularii, etc., sont ceux dont lesn °ms figurent le plus fréquemment dans les inscriptions. On a vuPlus haut l’importance spéciale qu’avaient à Lyon les corpora-tlo ns des Nautes et celles des marchands de vin.

Le plus souvent, le collège était donc composé de gens exer-Çânt la même profession ; quelquefois aussi, plusieurs métierséta ient réunis dans une même communauté; et l’association setr °uvait ainsi renforcée. Ainsi, les inscriptions nous montrent leslogerons réunis aux charpentiers, aux bûcherons et aux maçons.L était le groupe des ouvriers du bâtiment. On désignait alors cesc °llège s sous le nom générique de collegia fabrorum, collègesdar tisans. D’autres fois, les membres des collèges étaient des^gociants, des marchands faisant le trafic dans une même contrée° u les bateliers d’un même fleuve, comme les Nautes de la Seine,

^ u S>eux et funéraire, et surtout moral, des collegia, une belle page de M. Renan

118 les Apôtres, ch. xvm.