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Tome premier.
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LE CONFLUENT DU RHONE ET DE LA SAONE. 421

de ndrophore, honoré de la dignité de sévir augustal, qui fit lesfrais de l’autel taurobolique élevé sur la colline de FourvièresP° u r la santé de l’empereur Antonin le Pieux et pour la prospé-de la colonie lyonnaise (1).

A côté de ces importants collèges étaient les associations desPetites gens; on les appelait collegia tenuiorum. Leur nombreétait très grand, leur fortune quelquefois médiocre ; et ils ont laisséNaturellement moins de souvenirs et moins de monuments. Toute-feis, lçg textes épigraphiques nous font connaître, à Lyon, 1 existencede plusieurs groupes de négociants dont le commerce se rattachaitaux subsistances (marchands de blé et de céréales, marchands deCon iestibles, marchands de saumure, hôteliers), de banquiers, deNfiangeurgj d’argentiers, de graveurs de caractères, de verriers,de stucateurs, de potiers, de plombiers, de bibliopoles ou libraires,de joueurs de flûte, de médecins, d’oculistes, etc., qui tousdevaient faire partie ou être associés à un ou plusieurs collèges,Soit modestes comme les collegia tenuiorum, soit « splendides »c °mme les grands collèges des Nautes et des dendrophores (2).

fl) De Boissieu, Inscript, ant. de Lyon, ch. x.

(2) Voir dans Allmer {Rev. êpigr. du midi de Ici France, n° 34 i 1885) la liste® es «rporations et des industries de Lyon au premier siècle. Cette nomenclatureP'fmet d’affirmer la supériorité du commerce lyonnais sur toutes les villes de la* u ' e > sans en exempter Arles et Narbonne.

û" milieu de ces industries plus ou moins vulgaires, il est intéressant denote <- l’industrie toute de luxe du tissage de l’or sur étoffes. Une belle inscription,, r ° Uv ée récemment ( 19 mars 1885) au Nord de la place de Trion, dans la tranchéeUcl >emin de fer de Saint-Just à Mornant, a révélé l’établissement, à Lyon, d’unc Certa in Constantinius Æqualis, qui y exerçait la profession de tisseur, barbari-, ari *s, et paraît avoir eu une assez belle situation, puisqu’il était sévir augustal

"V* colonie.

,, L ’“»-s barbaricaria, dit M. Allmer, c’est-à-dire la spécialité de la broderie à, a, guüle soie et or était, comme le nom l’indique, une invention d’origine bar-,>• C’était une industrie tout orientale. Les Phrygiens surtout y excellaient.

y a vait deux procédés de broderie à l’aiguille, pic tara acu : la broderie à points„! 0lsés , qui était la spécialité des brodeurs en or, phrygiones, et la broderie à, l ' or et soie, sorte de plumetis qui était la spécialité des plumarii et des bar-£ ica ni , et dans laquelle entraient de minces lames d’or appelées brochées,l° r ^ es d’ornements au repoussé.

4 U Constantinius de l’inscription de Lyon était un Syrien, citoyen de la ville

5 Ger manicia, Cæsarea Germanicia. située au centre de la Commagène ouyrie Euphratésienne, au Nord-Est du Mont Amanus et au Sud-Ouest du Taurus,