le CONFLUENT DU RHONE ET DE LA SAONE.
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étaient une exécution des plus rapides. Le palais impérial etles jardins qui l’entouraient furent étagés sur le versant de la col-*' n e de Fourvières. Là, s’élèvent aujourd’hui les bâtiments et lesdépendances de l’hospice de l’Antiquaille, dont les substructionsen grande partie romaines et le nom caractéristique rappellentble n l’ancienne origine. C’est dans ce palais que demeuraient lesgouverneurs de la Gaule ; c’est là qu’habitèrent tour à tour Agrippa,Auguste, Tibère, Drusus, Caligula; que naquirent Claude, Ger-^uuicus, Caracalla (1).
A côté, sur l’emplacement de l’ancien enclos des Minimes, sePouvait le théâtre, adossé, suivant l’usage antique, à la montagne.
forum et la basilique occupaient le sommet du plateau. La villePossédait, en outre, une série de temples, plusieurs thermes, un^trinum où on brûlait les corps, un hippodrome, un ou deuxa,îl phithéâtres, dont l’un était peut-être une naumachie; et, bienf Ue l’on n’ait retrouvé que des ruines très démantelées, très clair-Se mêes de tous ces monuments, il paraît à peu près certain aujour-d’hui que l’un des amphithéâtres se trouvait sur la colline defourvières, non loin du carrefour de Trion, Trivium.
doit être moins affirmatif sur l’emplacement exact des autresMonuments; et les essais de reconstitution du plan de Lyonant ique que l’on a faits si souvent, avec plus d’imagination et deS°ut artistique que d’exactitude, contiennent, il faut le recon-
ïla *tre ( des indications et des perspectives absolument fantaisistes.
ho deuxième amphithéâtre semble pouvoir être placé au confluentdes deux fleuves, non loin du célèbre autel de Rome et d’Auguste.
11 existait, en effet, deux villes distinctes à Lyon : le municiperotïl ai n sur la colline de Fourvières et de Saint-Irénée, et la villef édéral e sur la colline de la Croix-Rousse. Toutes les deux avaientleu rs monuments; et il est certain qu’il y a eu à la fois un amphi-théâtre municipal sur la rive droite de la Saône, et un second
A.-M. Chenavard, Lyon antique restauré. Lyon, 1850.lt\ e ARtin 'Daussigny, Notice sur Vamphithéâtre . Lyon, 1864. Voir pour les monu-antiques de Lyon, A. Allmer, Musée de Lyon, Inscript, ant. et AntiquitésOuvertes à Trion en 1885, 1886 et antérieurement . Lyon, 1887-1888-1889.