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SECONDE PARTIE. — CHAPITRE QUATRIÈME.
« En une seule nuit, raconte Sénèque, de magnifiques mon
ments, en nombre si grand qu’ils auraient pu servir à orner p
sieurs villes de premier ordre, ont été réduits en cendres. Lyom
que la Gaule montrait à tous avec orgueil, n’existe plus. Bien
villes sans doute ont pu être, dans le cours des siècles, dévasté
par des incendies, mais aucune n’a jamais disparu complète " 1
Quelque violent que soit un tremblement de terre, il ne renver
pas toutes les habitations, et le fléau le plus terrible eparg
toujours quelques quartiers. Ici, la ville entière a été consume
Une nuit, une seule nuit a suffi pour faire d’une ville immen. r : e n’en
moins qu une bourgade. Elle a péri en moins de temps que j c
mets à vous raconter sa perte... (i). »
Après de pareilles lamentations, il est impossible de me ^ re
doute la destruction à peu près complète de la ville romaine- ^
désastre paraît cependant n’avoir pas atteint la ville fédérale, ^
l’autel de Rome et d’Auguste et les monuments qui l’entoura'
furent préservés. Mais, sur la rive droite du Rhône etdelaSao'
le mnnicipe lyonnais — la colonie proprement dite — fut pr eS fl
anéanti ; et on a même pu croire quelquefois que plusieurs seco
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de tremblement de terre avaient complété l’œuvre du teu. r» ^dire, on ne connut jamais la véritable cause de la catastrop ^mais les résultats furent effroyables, et aujourd’hui encore ^ ^les substructions romaines que l’on rencontre dans le sous- ^la colline de Fourvières présentent un amas confus de P'
noircies et de débris calcinés.
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La colonie cependant ne devait pas encore périr ; il l ul r ® S ^la prodigieuse vitalité de l’empire, alors dans toute la force
ultcts
(i) . Nuntiato incendia quo Lugdunensis colonia exusta est .
civitates incendium vexavit, nullam abstulit . Terrarum quoque vtx
tam gravis et perniciosus fuit motus, ut tota oppida everterei. ^ un ^ U ^ cetl diO'que tam infestum ulli exarsit incendium, ut nihil atteri superesset î7 ^ nU7 n,
Tôt puîcherrima opéra quœ singula possent, una nox stravit .
quod ostendebatur in Gallia , quceritur! . Una nox fuit inter urbem * ^
et nullam. Denique diutius illam tibi périsse, quam periit, narro. \ n sto^'Lucil. Epist. XCI, de incendio Lugduni : inde de rerum humanarum *tia, nec non de morte cogitationes.)
Voir aussi le même récit de la catastrophe dans Tacite, Ann., XVÎ*