LE CONFLUENT DU RHONE ET DE LA SAONE.
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Ces relations faciles et presque continues de l’Extrême-Orientav ec la métropole de la Gaule favorisèrent tout naturellement' invasion des cultes orientaux et l’introduction du christianisme.La religion nationale de Rome et des empereurs ne pouvaitSu ffire longtemps au peuple. Depuis un certain temps déjà,P°ussé par cette sorte d’attrait irrésistible qu’exerce toujours leMystérieux, il pratiquait plus ou moins secrètement quelquesrites étrangers de la Phrygie et de l’Égypte; et César, trèsSce ptique en matière de religion, mais fort désireux de donners atisfaction aux instincts populaires, n’avait pas craint d offenser' e vieil Olympe gréco-romain en rétablissant les cultes d Isis et deSé rapi s (i).
Les incantations, les purifications expiatoires, les sacrifices^oglants et par-dessus tout une grande pompe théâtrale étaient
là
loi
Mè:
Cortège habituel de toutes les dévotions de l’Orient; et c’est parsurtout qu’elles plaisaient à la foule. Rien de surprenant dès
rs dans les progrès rapides que firent les cultes de la Grandere et de Mithra dans les provinces occidentales. Les marins,
es légions, tous les trafiquants et tous les émigrants de la régionMéditerranéenne furent le véhicule naturel de ces rites nouveaux ;
et
ce mouvement, rien ne put l’arrêter.
La religion de la Grande-Mère et celle de Mithra remontenttr ès certainement à la plus haute antiquité et së perdent dans lesProfondeurs de l’Inde et de l’extrême Asie.
Le culte, la forme et les attributs de Mithra ne paraissent^ uilleurs avoir été bien définis que vers le dixième siècle avantn °tre ère, lorsque Zoroastre eut réformé et codifié toutes lesP fa tiques du magisme asiatique. Pour les Persans et les Guèbres,fihra, symbolisé par le soleil et le feu, n’est autre que la divinitéSl) Prême. Dans une sphère inférieure, c’est l’incarnation d’Ormuzd,Pr'ncipe générateur et source de la fécondité qui perpétue etJ e unit le monde. On le représentait le plus souvent sous la
(l ) Dio Cass., XLVII, 15.