Band 
Tome premier.
Seite
438
JPEG-Download
 

438 SECONDE PARTIE. — CHAPITRE QUATRIÈME.

vêtu

d’un

forme d’un beau jeune homme, portant la coiffure syrienne,d’une courte tunique et plongeant son glaive dans le coutaureau. Le sacrifice du taureau était, en effet, le fond de ° ^fête mithriaque. Le taureau, symbole de la puissance de la ^ ’

était terrassé et mis à mort par le jeune dieu du Jour, le 0Le sang répandudu taureau donnait la régénération, et l’inserip^ 1 ^^sacramentelle du sacrifice consacrait la gloire et le triomph edieu Soleil invincible (D. S. INV. MITHR AE, Deo soit t» vlMithraé) (i). .

Comme celui de Mitbra, le culte de la Mère des dieux ^Grande Mère, la Bonne Déesse) date des temps héroïq ueSfabuleux. Il paraît être originaire de Pessinonte en Galatie, ^c’est là, en effet, que se célébraient dans le principe les plusgr 3 - 11 ^mystères. La représentation primitive de la divinité était ^pierre noire, informe, que l’on disait tombée du ciel dans l a vsainte (2). Ce fut la première image de la Mère Idéenne. 0Mithra, elle semble avoir été dans tout l’Orient une sorte ^ s ,divinité supérieure, résumant en elle tous les attributs de l a P ^sance et de la fécondité terrestres, type assez vague à la ' ^

mais qui, par cela même, exerçait sur l’imagination du peupl eattrait et une influence considérables. | gS

Les Saturnales de la Vénus phrygienne ou phénicienne»mystères redoutables d’Éleusis, et en général les pr atic ïsecrètes et la mise en scène extravagante qui caractérisaient^ ^religions orientales, se rattachaient plus ou moins au culteGrande Mère Idéenne. Sa forme grecque la mieux défi nl ®Cybèle; mais son nom changeait très souvent avec l eS

• an (S a " e

(1) Voirie groupe de Mithra sacrifiant le taureau au musée du.V ; ^ co* 1 'des animaux), et le magnifique bas-relief du musée du Louvre, qui ^monun^ 5sacré à Rome dans un souterrain du Capitole, le plus considérable de

qui nous restent du culte persan de Mithra dans l’empire romain.

(2) Hérodien, 1, 38.

De Boissieu, Inscript, ant. de Lyon, ch. i

Froehner, La Vénus d’Antibes, Rev. arch., 186.

L. Heuzey, La pierre sacrée d’Antipolis. Mém. de la Soc. nat. desde France, 1874.

Ch. Lenthéric, La Grèce et l’Orient en Provence, ch. ix.

antW'

aif gS