444 SECONDE PARTIE.
CHAPITRE QUATRIÈME.
la mort du Christ. Grâce au courant de communications q u *établi depuis longtemps entre les ports de l’Asie Mineurelittoral méditerranéen de la Gaule, les principales villesvallée du Rhône recevaient la visite périodique des Orienta^Tout un petit monde de commerçants, d’ouvriers, de mdébarquait au confluent du Rhône et de la Saône, et fi nlt Vs’y établir. Marseille, Arles, Vienne, Lyon surtout, furent de ^bonne heure le point de mire de tous ces émigrants. H s y ctuèrent bientôt une bonne partie de la classe laborieuse et M
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trielle. Il est donc très rationnel d’admettre que, P ar ^ ^ ^ ^
ces Syriens et tous ces Asiates, qui continuaient en g enparler le grec, la langue commune et populaire de 1 Orient) ^certain nombre étaient déjà chrétiens. On en comptait aussi
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certainement dans la population romaine, surtout dans e.
des affranchis et des esclaves, que les relations de la c0
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l’occupation militaire, l'administration, les besoins mun pcommerce, les divers services publics, appelaient à Lugdun ua ^^
II serait peut-être téméraire de vouloir trop pénétrer 1 0 srité qui enveloppe les premiers établissements chrétiens danvallée du Rhône ; mais on peut cependant concevoir as»comment la foi nouvelle s’est infiltrée lentement dans le cceur^populations. Dès l’origine, les Chrétiens, obéissant en cela ^parole du Maître, s’étaient conformés aux lois civiles. La so
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romaine semblait, d’ailleurs, constituée de manière a tacin
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premières réunions. En s’établissant dans une cité, us 9 b |paient en une association privée nommée Église, eccle^ a ’adoptait immédiatement la forme légale des collèges prot g ^les lois. On a vu que ces collèges étaient très nombreux-plus modestes jouissaient d’une liberté quelquefois assez é« Forcés de célébrer leur culte en secret et de dissimuler I ede leurs réunions, les premiers chrétiens organisèrent en g^nleurs églises sur le modèle spécial des sociétés funéraires ^lesquelles ils cherchaient à être confondus afin de jouir des mprivilèges. C’était un moyen de désarmer la loi qui les proscriet de protéger leurs tombes. Aussi les ressemblances e