Band 
Tome premier.
Seite
445
JPEG-Download
 

LE CONFLUENT DU RHONE ET DE LA SAONE. 445

es nombreuses entre les premières sociétés chrétiennes et les

s ° c iations païennes. Comme ces dernières, l’Église possédait

C’ê ^ aiSSe cornmune formée par les cotisations des fidèles (1).

a 't le suffrage universel qui nommait les chefs, et il allait

pl e ^ Ue f°is chercher le plus humble pour le mettre à la première

Ce ' Dans les catacombes, comme dans les columbaria , les

k°rts de toute condition étaient confondus (2) » et, de même que

Païens avaient leurs sacrifices et leurs repas funèbres en l’hon-

Heur ri* "

u u n parent mort ou du patron d’un collège, l’Eglise nais-

n * e célébrait dans ses fêtes le festin des agapes pour honorer

^ Martyrs ; et les fidèles dînaient le plus souvent sur leurs tom-

6aux ^ l’anniversaire de leur mort.

j, ^ es Premiers chrétiens usèrent donc très largement de ce droitaSs °ciation, de ce jus coeundi ’ si large dans l’empire romain, et^ Ul était basé en grande partie sur le respect dû aux morts et^ leur sépulture; et c’est ainsi que les premières sociétés chré-nnes eurent une situation double et en quelque sorte contradic-e ! illégales comme religion, tolérées et même protégées comme°Hêges funéraires, elles purent, dès l’arrivée même des apôtresa Décident, avoir une organisation sérieuse. C’est dans ces réu-l ° ns i souvent souterraines, qu’eurent lieu les premières prédi-e f ce fut en quelque sorte la période d’incubation deguse primitive, pendant laquelle se développa obscurément etï res q«e dans l’ombre la semence divine apportée de Rome et deDrient.

C

or nme associations funéraires régulièrement constituées, les'Hières églises eurent leurs lieux de sépulture, leurs cimetières, c és, suivant l’usage, en dehors de l’enceinte de la cité. « Ces^ctières étaient par eux-mêmes des propriétés incontestables,Quelles le droit d’asile était attaché. D’après les lois les plusI enn es, en effet, tout emplacement qui avait reçu intentionnel-a ^ ent D dépouille d’un homme était sacré et jouissait d’une areaUr de laquelle on pouvait ajouter des dépendances qui étaient

i'j "D-Rtull., Apol., xxxix.

ftist. gén. de Languedoc, 1 . III, ch. LXXX, notes E. B.