LE CONFLUENT DU RHONE ET DE LA SAONE. 449
et P ers ^ cut ^ on spéciale; on exécutait simplement la loi,
^ ftieme d'une manière intermittente et avec des ménagements.a ra J an > en effet, consulté par Pline, gouverneur de la Bithynie,
, Su J et des poursuites à exercer contre les chrétiens, lui avaite Pondu « de ne pas les rechercher, mais de les punir seulementSl ls étaient déférés à la justice », et telle fut la règle juridique( l Ue partout suivie. Malheureusement, cette modérationCor nmandée par l’Empereur était souvent oubliée; et les goû-teurs locaux, soit par tempérament, soit pour faire du zèle ouPour plaire à la foule, favorisaient les plus basses passions popu-
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est ce qui arriva à Lyon.
La petite communauté d’Ainay vivait depuis plusieurs années^ s Une quiétude parfaite. Ses membres, déjà nombreux, se^ naie nt presque à l’écart dans les îles du confluent qui formaient leau bourgde la ville, protégés par le mystère dont ils s'entouraient,Se mêlant à la colonie romaine que pour les choses indispen-de la vie, lorsque tout à coup, sans raison et même sans letll °bidre prétexte, ils furent suspectés, puis insultés par la foule,P°ürsui v j s à coups de pierres, exclus des lieux publics. L’autoritéa,Ss a faire. Le peuple s’enhardit, et sa haine alla bientôt jusqu’à‘a rage.
Les chrétiens, conduits au forum devant les magistrats de la
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e et le tribun qui commandait la cohorte de la garnison, y firent^plement l’aveu de leur religion. Cela suffit. L’empereur philo-°phe Marc-Aurèle crut devoir céder au mouvement et donnerne satisfaction sanglante à l’opinion publique; et l’an 177 de°*- r c ère eut lieu un de ces effroyables massacres juridiques quij J re at en relief dans toute leur splendeur les dons de force et de1 la jeune Église. On a maintes fois raconté cet héroïquear tyre ; et le meilleur, le plus touchant, le plus complet de cessera toujours la lettre des Églises de Lyon et de Vienne à
4A- Au.mer, Musée de Lyon, Inscriptions antiques, t. II. Persécution sousrc 'Aurèk, page 208.
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