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Tome premier.
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448 SECONDE PARTIE. — CHAPITRE QUATRIÈME.

de factieux. Quant au christianisme, malgré qu’il eût très. 11ment affirmé dès le principe sa reconnaissance des pouvoirsblis, il présentait au fond le danger bien autrement redo. ^d'une immense révolution sociale. Un Dieu condamné en J ^par un tribunal régulier et mort cloué sur une croix entrecriminels vulgaires, un paradis surtout où les déshéritésmonde, les pauvres, les femmes, les affranchis, les esclaves ^ ^pouvaient trouver après la vie une compensation éternelle àmisères d’ici-bas et un bonheur sans fin difficilement accessiaux riches et aux puissants de la terre, c’était la subversion ^plète de toutes les idées reçues, une protestation et même ^attaque contre les principes mêmes sur lesquels reposait l° r

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De lois spéciales contre les chrétiens, il n’y en eut réelle 111pas besoin. Les chrétiens étaient, par leur situation mêro e >

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rupture avec les lois existantes. Le fait seul de se refuser ^

fier à l’Empereur divinisé, à reconnaître le caractère religiÇ uXgénie de César, à offrir le vin et l’encens à ses images, était csidéré comme un crime de lèse-majesté (i). Cequi aggravait enla situation, c’est que le christianisme était surtout un «mouvement de pauvres », que les chrétiens se réunissaientvent la nuit, se livraient à des actes dont ils faisaient mystère

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bornant à affirmer simplement qu’il ne se passait jamais

dans leurs assemblées. « Ces réunions nocturnes donnaientà des soupçons odieux. On accusait les chrétiens de pra 4 ^infâmes; leur festin eucharistique, leurs agapes fraternelles etagrossièrement interprétées, au sens littéral du mot; on feig nal * ;

voir des repas de Thyeste, c’est-à-dire de chair humaine, e *-pratiques de magie.

« Or, la loi était formelle. Les sacrilèges et les coupables de lémajesté étaient condamnés à avoir la tète tranchée s’ils étal

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citoyens romains, à être crucifiés, jetés aux bêtes ou nruis’ils ne jouissaient pas de ce titre. A proprement parler, ü

(i) Voir supra (Deuxième partie, ch. i, p. 192 et suiv.), te tnert)" ,elégion thébêenne.