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Tome premier.
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SECONDE PARTIE. — CHAPITRE QUATRIÈME.

menade aérienne que faisait ie peuple romain pour y assister (i) ^« Le voilà donc, ajoute-t-il assez naïvement, ce peuple vainqdes nations, ce triomphateur, cet arbitre des empires, lui q uldes lois pour des pays étrangers et qui, pour le reste du monde,comme un peuple d'immortels, le voilà suspendu sur uneapplaudissant à ses propres périls! Il vogue dans l’air comme ^deux vaisseaux supportés par des gonds. C’est lui qui est en ^ ^spectateur et spectacle tout à la fois. Qu’un ressort se brise,périt. » -te

On est assez surpris, il faut en convenir, de l’intérêt exc u ^porte l’excellent Pline aux spectateurs assez tranquillement asur les gradins, et de son appréciation plus qu’indulgentenature des représentations qui avaient lieu dans la doubledes deux théâtres ainsi affrontés. Tout le monde sait que,début, le sol de l’amphithéâtre fut ensanglanté, et que l estacles qu’on y donnait étaient véritablement odieux. La p ersion des idées était telle que le supplice des condamnés ettifs devint bientôt un des principaux divertissements pop uet, dans certains cirques, l’arène contenait à cet effet, et P r ^ e ,à poste fixe, tout l’appareil des plus monstrueuses tortures ^lonné le long de la spina. C’était, en quelque sorte, le décormanent de cette abominable scène.

Quoi qu’il en soit, le théâtre de Curion fut le point de depal’amphithéâtre, tel qu’il convenait aux exercices nouveaux q uvaient être, pour plusieurs siècles, le spectacle favori des 1César goûta fort l’invention ; et quatre ans après il fit conS ^sur le même modèle, une vaste enceinte circulaire destinee splement à des combats de gladiateurs et de bêtes qu'il onti ^nellement au peuple. L’édifice, quoique en bois, offrait une ^magnificence. C'était la reproduction en une seule pièce ^ eSthéâtres accolés de Curion ; et il reçut le premier le nonl

(l) Theatra duo juxta fecit atnplissima e ligna , cardinum singuiortt# 1ispenso libramento, in auih-u* —

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suspenso libramento, in quibus utrisque antemeridiano ludorum spectreinter sese aversis, ne invicem obstreperent scenœ. — Romeo operum tnit' aett •(Pline, Hist* nat t , XXXVI, 24, 8.)