SECONDE partie.
chapitre quatrième.
evinrent un des sujets le plus fréquemment traités par les artist*
sur les médailles, sur les sarcophages et dans la décoration deédifices (i).
La caractéristique des jeux de l’hippodrome était ce qu'«>
appelait la « couleur » ou la « faction ». Dans toutes les courses
a cheval ou en char, on distinguait les combattants par la couleur
réglementaire de leur livrée. Dans le principe, il n'y eut d’abord
que deux couleurs, le blanc et le rouge ; on y ajouta bientôt le vert
et le bleu. Sous Domitien, le nombre des couleurs fut porté à six
par l’introduction du jaune et du violet; mais cette innovation fut
de peu de durée. En réalité, pendant tout l’empire, la population
de presque toutes les villes de l’Orient a- i>^_- ’ 1 fait e *
cause nn..~ *->'
_jjn réalité, pendant tout l’empire, la p°P
de presque toutes les villes de l’Orient et de l’Occident prit ^cause pour telle ou telle couleur, et fut divisée en quatresouvent en hostilité déclarée, représentant les quatrefaction verte, le printemps; la faction rouge, l’été; l a ^
bleue, l’automne; la faction blanche, l’hiver. Chacune a\ ^budget, son matériel, ses chefs et son personnel de cocherschevaux. La numismatique de l’empire est très riche enments inspirés par ces courses et qui sont quelquefois dechefs-d'œuvre de la glyptique. On y représentait sur i un ^ e „faces quelques scènes du cirque, et sur l’autre la tête desreurs qui furent, comme Auguste et Trajan, de grands p ^teurs des jeux, ou de ceux qui allaient jusqu’à descendremêmes dans l’arène, et s’y faisaient applaudir par la foule 1et nourrie à leurs frais. Caligula, Néron, Vitellius, Qr)
Lucius Vérus, Commode, Caracalla, Géta, Héliogabale furele sait, aussi bons cochers que détestables empereurs, ^ .j s
succès sur le turf antique leur procuraient une popularité ^
étaient fort jaloux, et qui les plaçait à côté des vainqueurnaires les plus aimés du public.
■ „ r epro‘ luit 1
(ï) Une des pîus belles médailles de bronze du règne de Traja aŸeC
son revers, par un tour de force de la gravure, le Circus Maxi^ uSses écuries, carceres, ses gradins remplis de spectateurs, et sa s P tna \ Çybète etmajestueux édifices, entre lesquels on distingue l’image grandiosel’obélisque, les temples, les portiques et les chars consacrés à la ^ une ’ J gyd-)
(E- Récamier, Les courses de chars à Lugdunum, Gaz. arch rnâI " s
i Lune,