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Tome premier.
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LE CONFLUENT DU RHONE ET DE LA SAONE. 469

'«uni d’un prisme d’émeraude, afin de voir tous les objets en vert.

(( Une dernière figure près des barrières, dont on ne trouve aucuntemple sur les monuments antiques, est aussi vêtue de vert,^’est un personnage à pied qui tient un bassin, nasiterna, dont lefond est de couleur bleue. On peut présumer que c’est le sparsor,eelui qui jetait de l’eau pour empêcher les roues de trop s’échauffer,Attaque fervidis (1), ou pour rafraîchir et stimuler les chevauxau Passage, aqua ad irrigandos abluendosque equos.

* Le costume des principaux personnages mérite aussi quelqueattention. Tous les auriges sont coiffés d’une sorte de toque ouCasque de peau à rebord, galerus cum margwe ; mais chacune deCes coiffures a une couleur différente. Le vêtement se compose deTieux tuniques et de ces longs hauts-de-chausses, braccæ , caracté-r istiques de l’habillement des Gaulois de la Gallia. Braccata . La^unique de dessous, indusium, est blanche et à manches longues;Celle de dessus a la couleur de la quadrille, est sans ouvertures,presque sans manches, et se termine près du genou ; c’est unee spèce de sagum, serré à la taille par une courroie brune qui pou-vait servir en même temps à attacher les rênes des chevaux. Lestrois juges de la course paraissent avoir une toque rouge brun surlaquelle on distingue une large bande de cordon bleu foncé bordécfc blanc. Le personnage qui ferme les barrières, le héraut d armes,fc sparsor , et en général tous ceux qui assistent à la course sansy prendre une part directe, sont vêtus de bleu. Les auriges seulsportent les couleurs caractéristiques de leur faction. Les chevauxe nfin ont la queue coupée et relevée à la mode des chevaux deCourse anglais, particularité qui est assez rare dans les monumentsAntiques. »

fl est difficile de trouver un plus beau souvenir de l’antiquité.

assiste en quelque sorte à la résurrection de ces jeux célèbres•f 11 cirque qui ne furent pas seulement des jeux, mais qui firenttellement partie de la politique et du culte de Rome. « Vousay ez bien fait, écrivait Cicéron à Atticus, de faire voir à Attica

(') Hor., Od., I, v. 4.