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Tome premier.
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LE CONFLUENT DU RHONE ET DE LA SAONE. 473

P f ès le même tracé ( 1 ). D’autre part, si on interroge les monu-ments funéraires découverts jusqu’à ce jour et qui étaient, commeon le sait, toujours placés en dehors de l’enceinte et aux portesmêmes de la ville, on reconnaît tout de suite que les quartiers de’Saint-Irénée, de Vaise et de la Guillotière étaient extra muros.Dn n’a pas trouvé de tombeaux sur le plateau de la Sarra, quidomine la colline de Fourvières, ce qui indique assez nettement^ue ce plateau était autrefois incorporé dans la ville même. Il n ene xiste pas non plus dans le quartier d’Ainay, qui était alors unede, ni dans la grande langue de terre interfluviale qui forme h as-siette de la plus grande partie de la ville moderne et qui consti-tuait une sorte de domaine fédéral et religieux, beaucoup plus£ ra nd peut-être en étendue que le municipe romain, mais certaine-ment moins habité. Ce domaine, occupé en grande partie par desmonuments publics, appartenait d’ailleurs à l’association nationaledes Trois Gaules. Point de tombeaux non plus dans l’archipelfluvial qui s’étendait au-dessous et qui formait une sorte de villeAmphibie, cosmopolite et marchande, dont il est impossible dePréciser l’assiette et l’étendue.

ha ville romaine seule présentait un contour bien défini. Touten tière située sur la rive droite de la Saône, échelonnée sur lacolline et bâtie sur le plateau, elle parait avoir été entourée, dès

principe, d’une muraille continue qui devait partir de la rive,Un peu au-dessous du pont actuel d’Ainay, à 1 endroit appeléAujourd’hui la Quarantaine, puis gravir directement la penteescarpée de la montagne par derrière les fortifications modernes,P as ser au cimetière de Loyasse, et redescendre ensuite vers lariv ière qu’elle atteignait à l’extrémité du rocher de Pierre-Scize.d’après M. Allmer, l’enceinte du Lugdunum romain devait

et Moyenne du Rhône, pour désigner ces plaines basses d’alluvions récentes etCes longues îles d’oseraies, ces berges et ces francs-bords, submergés régulière-m ent par les crues moyennes, et que le fleuve recouvre, nourrit, engraisse etC - u ''‘!que:'oi s même fait disparaître au gré de ses caprices.

f- est l’analogue des » ségonnaux » de la région du bas Rhône et des environsérles, et des « craus » de la Provence et de la zone du delta,b) Voir Allmer, Études sur Lugdunum. Enceinte et portes. (Rev. épigr. dumidi de la France, oct., nov., déc. 1885.)