474 SECONDE PARTIE. _ CHAPITRE QUATRIÈME.
avoir quatre portes. A Pierre-Scize, dit le savant épigraph ,s ^ elyonnais (i), entre le pied du rocher et la berge de la Saône,existait une porte du Nord s’ouvrant sur un chemin qui menaddu côté de Vaise par le bord de l’eau. A l’Ouest, au sommet duplateau, une deuxième porte s’ouvrait sur la route d’Aquitai ne 'conduisant, après un parcours de cent cinquante mètres environ,au carrefour de Trion, Trivium , où des fouilles toutes récenteont mis au jour une magnifique série de monuments funérairesCette partie de la route d’Aquitaine formait ainsi, à l’entrée mêmde la ville, une sorte de « rue des tombeaux » analogue aque l’on admire à Pompéi (2). Au Sud-Ouest, à peu près à 1 endroioù se trouve maintenant la porte Saint-Just, devait s’ouvrir ^troisième porte donnant passage à un chemin qui traversait °le quartier Saint-Irénée en suivant la rue actuelle des MacchabéeC’était la route de la vallée du Rhône, qui conduisait à ArleStMarseille, à Narbonne, celle-là même qui, du temps de Sid 01 ^^Apollinaire, passait à proximité de l’église des Macchabées, etl’intérieur de laquelle, dit le prélat écrivain, on pouvait entendrretentir, « d’un côté le bruit des chevaux et des chars de la rout >
les
de l’autre, le chant rythmé — le celeusma des rameurs surbateaux de la Saône (3) ». ^
De cette porte partait un second chemin qui allait rejoindreTrivium. Ce chemin a conservé son nom romain : c’estmoderne de Trion. Une quatrième porte enfin existait au
(1) A. Allmer, Rev. êp. du midi de la France. ^
A. Allmer et P. Dissard, Trion, Antiquités découvertes en i 38 $, 1886 e
rieurement au quartier de Lyon dit Trion . Lyon, 1867-1888.
Id., Musée de Lyon. Inscriptions antiques. Lyon, 1889. r ès
(2) Cf. Martin Daussigny, Topographie de Lyon au quatrième siècle. (
arch. de France, 29® session.) .
A. Vachez, La voie d’Aquitaine et la légende de saint Bonnet . (Mém 01ïa société littéraire, historique et archéologique de Lyon.) Ann. 1881- ^
( 3 ) Hinc agger sonat, hinc Arar résultat ;
Hinc sese pedes atque eques reflectit,
Stridentum et moderator essedorum,
Curvorum hinc chorus helciariorum,
Responsantibus alléluia ripis,
Ad Ckrisium levât amnicum celeusma .
(Sid. Apoll., ep. 2, v. 10-16.)