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Tome premier.
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476 SECONDE PARTIE. — CHAPITRE QUATRIÈME.

La ville romaine devait très certainement aussi comniuniquavec le quartier du confluent et même avec l’autre rive du Rh° nLa communication avec le confluent avait lieu d’une manière p ermanente au moyen d’un pont en pierre sur la Saône (i)- & e 8 r0blocs retrouvés le long de la rive droite et dans le lit de la rivièr >de nombreux pilotis serrés et noircis par le temps fixent asseexactement l’emplacement du pont romain entre les ponts modernd’Ainay et de l’Archevêché (2).

La communication entre le quartier du confluent, qui

se com-ableSi

posait d’un groupe d’îles séparées par de petits canaux navig'et la rive gauche du Rhône, ne peut aussi faire l’objet d aucdoute; mais on est beaucoup moins fondé à croire qu’il y 3lt eU ,^cette époque un véritable pont sur le Rhône, comme il y en aun sur la Saône. Ce pont romain du Rhône, que l’opinion P°Plaire a accepté de confiance et placé en général au-dessous ^pont de la Guillotière, à peu près en face de la place Grolier ou ^la rue Sain te-Hélène, apparaît pour la première fois dans le run peu fantaisiste que le P. Ménestrier donne, dans son « Hist 01 ^consulaire de Lyon », de la fin tragique de l’empereur Gratien^Gaule le 25 août 383. « Gratien, dit-il, s’arrêta dans Lyoïb ° ueût été en sûreté si Andragathos, maître de la cavalerie,par Maxime, ne se fût servi d’une fourberie pour l’en faire ^et ne l’eût fait tomber dans un piège qu’il lui avait préparé-dire à l’Empereur que 1’ I mpératrice, son épouse, arrivait au-de lui. Gratien monta aussitôt à cheval pour aller à sa rencontret, ayant aperçu sur « le pont du Rhône » une litière magm 4qu’il crut être celle de l’Impératrice, dans l’empressement q ^eut de la voir, il descendit de cheval, mit la tête dans lail croyait trouver son épouse, lorsque Andragathos, qui s yplacé pour le surprendre, l’arrêta par les cheveux et lui coup 1 2 3tête (3). »

(1) A. Léger, Note sur l’ancien Pont-de-Sa 6 ne. (Mém. de l’Acad i»sciences, belles-lettres et arts de Lyon, t. XXVIII. Lyon, 1886.)

(2) A. M. Chenavard, Lyon antique restaure, op. cit.

(3) P. Cl. Pr. Ménestrier, Histoire consulaire de Lyon, 1674*

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