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Tome premier.
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LE CONFLUENT DU RHONE ET DE LA SAONE.

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SUr le bord de la Saône, et donnait sur un sentier plus ou''''oins praticable qui a été transformé depuis en une belle route

° n geant la rive droite de la Saône ; c’est le chemin et le quai des

r °its aujourd’hui très largement ouvert. Mais àl’époque romaine,

Ce chemin des Étroits méritait bien son nom. Resserré entre les

P en tes abruptes de la colline et la rivière qui le bordait à son pied,

ne présentait pas une assiette suffisante pour qu’on pût établir

Utle grande route. On n’y trouve pas de tombeaux, et cela ne doit

^ as Sur prendre; car on sait que les monuments de cette natureétr '

lo:

Une

des

aier >t invariablement placés en dehors de l’enceinte des villes, len g des routes, et formaient de véritables promenades funéraires,sorte de cité des morts qui précédait immédiatement la cité

vivants.

■^ailleurs, la Gaule, en l’an 20 avant notre ère, était soumise,mais n °n pacifiée. Le sol était matériellement conquis, mais il res-encore à conquérir le vaincu ; et on était toujours sous le coupQuelque dangereux soulèvement. Agrippa, qui avait reçu la^'ssion d’établir quatre grandes routes aboutissant de Lyon aux^fré/nités des quatre provinces de la Gaule (la Narbonnaise et lesj r °i s Provinces Chevelues), n’eut garde de négliger les conditionses Plus élémentaires de la stratégie. Les routes qui divergeaientau t°ur de Lyon étaient avant tout des voies militaires ; elles seUnissaient sur le plateau au carrefour de Trion, qui était ainsian Centre de rayonnement. Ce quartier de Trion, Trivium , était^ nc comme une nécropole. Les fouilles exécutées en 1855, tout^ à proximité de l’ancienne porte d’Aquitaine, ont déjà donnés tombes du temps d’Auguste et de Tibère. Ce sont les pre-j^res, l es pi us anciennes. Les morts se sont succédé; les sépul-j r ^ s Se sont ajoutées les unes aux autres; la file des monuments^craires s’est allongée sur les deux routes d’Arles et d'Aquitaine.n Peut déjà suivre sur un certain développement leur échelon-nent chronologique; et des travaux continués avec méthode^ ertT iettront sans doute de retrouver dans cette ville des morts116 P ar tie du passé de la colonie.