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Tome premier.
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LE CONFLUENT DU RHONE ET DE LA SAONE.

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m ents antiques plus ou moins ruinés qu'ils avaient sous la main.

On ne se faisait pas faute alors de détruire tous les souvenirs duPlanisme. On avait là sous la main de magnifiques carrièresde pierres toutes taillées, présentant par leur masse les meil-leures conditions pour servir de blocs d’enrochements (i). CesMatériaux abondaient d’ailleurs tellement à Lyon, qu’on les aretrouvés maintes fois soit intacts, soit mutilés, dans les soubasse-ments des ponts, des quais, des fortifications, et dans un nombreConsidérable d’édifices publics ou privés. Ce sont eux que l’onv °it figurer dans les « Comptes de la ville » du quinzième et dus eizième siècle, sous le nom de « pierres marquées au signe de lapotence, ad signum potencie », à cause de Vascia gravée en ucreux ou en relief qu’elles portaient pour la plupart et qui était,comme l’on sait, le signe caractéristique de presque tous les mo-auments funéraires de l’époque gallo-romaine (2). Uascia, ene ffet, dont l’explication a donné lieu à tant de commentaires, pré-Se nte assez bien la forme d’une potence.

On peut donc affirmer en toute certitude qu’à l’époque romaineff existait à Lyon une communication permanente, au moyen d’unPont fixe, entre la rive droite de la Saône et les îles du confluent^ui formaient le quartier désigné sous le nom de Condate lyon-n ais, Pagus Condatensis, et que ce pont était situé entre le pontff’Ainay et le pont de l’Archevêché. On peut aussi considérercomme tout à fait certain que la communication entre ce quartiermterfluvial, en quelque sorte amphibie, et la rive gauche duRhône, communication qui donnait accès à la route abrégée detienne, n’avait lieu qu’au moyen d’un bac ou d’un passage debateaux; que cette communication était plus ou moins intermit-

(1) Voir grand cartulaire d'Ainay, fol. 66, Obituarium Lugdunensis ecclesice.A'ansaction de 1226 et de 1328. (Guigue, Notre-Dame de Lyon, 1874.)

(2) De Vascia et de la formule sub ascia dedicare. (De Boissieu, Inscr. ant. de*-yon, op. cit.)

E. C. Martin-Daussigny, Étude sur la dédicace des tombeaux gallo-romains.de la Soc. litt., hist. et archéol. de Lyon, 1870-71.

Voir la savante étude de M, Guigue, sur Notre-Dame de Lyon. Recherches surt origine du pont de la Guillotiére, etc. (Mémoires de la Société littéraire, histo-r *que et archéologique de Lyon, 1874-75.)