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Tome premier.
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LE CONFLUENT DU RHONE ET DE LA SAONE. 483

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en autrement bruyante que la ville officielle étagée sur laColline. Pendant ce temps, la grande Panégyrie de la Gaule (pouremployer l’expression même de la célèbre lettre des Églises de^yon et de Vienne aux Églises d’Asie) se déroulait dans la villeSa cerdotale, au milieu des chants, des spectacles et des fêtes, avec1111 luxe, un éclat et une ampleur qui ne furent peut-être jamais^passés.

Aucune donnée statistique ne permet de se faire une idée^Oelqug peu exacte du mouvement de cette population pendant laPériode des fêtes. A vrai dire, ce va-et-vient de trafiquants,débarquant à Lyon de tous les points de l’Empire et y apportantPendant quelques semaines les marchandises de tout le mondeal °rs connu, ne saurait entrer en ligne de compte dans 1 évaluationde la population lyonnaise ; mais cet apport accidentel devaitCe pendant entretenir, soit dans la ville fédérale, soit dans les desdu confluent, une certaine population permanente. Bien qu il soitim Possible de la déterminer, on doit la regarder comme bien mfé-r * e ure numériquement à celle de la colonie elle-même ; et elle nedevait vraisemblablement pas dépasser trente ou quarante mille

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Ce n’est là, il faut en convenir, qu’une hypothèse un peu

lfa gile ; mais elle suffit cependant pour permettre d affirmer que^agglomération lyonnaise n’était pas, même au temps de sa plusgrande splendeur, comparable à celle de nos grandes capitalesm °dernes, et était même bien inférieure, comme grandeur, à laVil >e actuelle.

Fn somme, Lyon se composait, au premier siècle, de troisH r °upes très distincts.

Ée premier, le plus important, celui qui avait une assiette fixe,était la colonie — le municipe — étagé sur les pentes du coteaud g Fourvières et couronnant le plateau. On l’appelait officielle-mer >t Colonia Copia Claudia Augusta Lugdunensis; il ne paraîtPas avoir contenu plus de 80 à 100,000 habitants.

^ Le second, la ville fédérale et sacerdotale, où se tenait annuel-erne nt la grande assemblée des Trois Gaules, concilium totiusAllias, et qui comprenait surtout des monuments officiels, occu-