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Tome premier.
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SECONDE PARTIE. — CHAPITRE QUATRIÈME.

faubourgs ou de l’agglomération extra muros , c’est-à-dire de la ^fédérale et le quartier du confluent. Mais ici l’on est réduit asimples hypothèses. Comment, en effet, évaluer cette popul^ ^flottante du confluent, dans ces îles à demi formées q ultuaient 1 1 pagus condatensis? Quel chiffre donner à ce concoursGaulois et d’étrangers qui se réunissaient chaque année, à 1 ép oC l ^des grandes foires du mois d’août, autour de l’autel de Rom e

& leurs

d’Auguste? Les trois Provinces Chevelues y envoyaien ^

délégués. Cette pointe du confluent présentait une animation

un mouvement incomparables. La fête coïncidait avec la

Une foule bigarrée se répandait sur la grève, couverte debaraq

ments, où s’étalaient les produits du monde entier, marché coS ^°^ x

lite où les échanges se faisaient soit en nature, soit avec des m ^

précieux et des monnaies de toutes les provenances et de 0 ^

les effigies. Les Orientaux y apportaient leur ivoire et leurs ^

mates, les Syriens et les Phéniciens leurs étoffes teintes et ^

dées, et leurs verreries qui rivalisaient avec les produits de la a

cation lyonnaise. On y voyait les Bretons avec leurs arubre s ^leurs étamages plus brillants que l’argent, les Aquitains aveclits de plume, les Belges avec leurs étoffes de laine grossière, ^Germains avec leurs salaisons, les Espagnols avec leurs afinement trempées. Les produits nationaux tenaient nature ^ment la plus grande place. Les étoffes de lin et de chanvr ^Nord de la Gaule, les poteries rouges dont la Cisalpine ^toute l’Europe, les huiles fines de Provence, les vins co ^poissés de la Narbonnaise et de la vallée du Rhône, constitué ^de véritables entrepôts abrités sous de grands hangars, ^probablement d’une manière temporaire sur les berges dufluent ( 1 ). Comme cela existait encore au siècle dernier,

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Rhône, à la foire de Beaucaire, une flotte de barques, de r ^d’allèges de toute forme, de toute provenance, était aniaau rivage, encombrant les divers bras du fleuve qui serpenmilieu des îles et formait comme une seconde ville

(1) Voir A. Allmer, op. cit., pass.