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Tome second.
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VIENNE, L’ALLOBROGIE ET LA PROVINCE VIENNOISE. 23

pénétré en Gaule longtemps avant la conquête ; et les poteriesgauloises ont très certainement été fabriquées pendant quelquesSl ècles d’après les méthodes et sur les modèles des poteries ita-liennes. On en retrouve encore sur notre sol de nombreux spéci-me ns, de couleur le plus souvent noire, quelquefois grise ou brune.Ce sont en général des débris d’amphores et d’objets communs et

usuels.

Cette poterie indigène est d’ailleurs assez peu abondante sur'es bords du Rhône, et la plus grande partie des débris de la céra-uvque viennoise provient de l’importation romaine. Leur nombreu’est pas moins remarquable que leur parfaite conformité. On env °it partout dans la ville et dans la banlieue, et ils ont tous lesmêmes formes, la même couleur, les mêmes marques d'atelier; ilsdénotent les mêmes procédés de vernissage, de fabrication et dedécoration ; et les céramistes qui ont recueilli ces débris par cen-ta ines de milliers, depuis l’extrémité de l’Espagne et de l’ItalieJusqu’en Angleterre et en Allemagne, sur la surface de la Gauleen tière, en Suisse et dans toute la partie centrale de l’Europe,c est-à-dire dans tout l’Occident romain, ont pu acquérir la certi-tude de leur identité de fabrication, de leur communauté d’origine,O les regardent comme des produits essentiellement d’importa-b°n. Des produits qui seraient sortis de plusieurs fabriques indi-gènes auraient en effet présenté des caractères locaux variés ;et on y relèverait, de même que sur les monuments de l’épigraphie^ a pidaire, des différences correspondant à leur pays de prove-nan ce. Tout le monde sait en effet que les inscriptions de Vienne

de Lyon diffèrent essentiellement par l’ornementation, par laf°rrne et la disposition des caractères, par les procédés de gra-Vure , de celles d’Arles, de Nîmes, de Narbonne, et ces dernièresde toutes celles du Nord delà Gaule. La poterie rouge romaine, auCor >traire, est toujours et partout la même.

On a dit et répété maintes fois quel’île de Samos, dans l’Archi-P e lj était le berceau de l’art de la céramique ; et on s’est plu àdésig ner sous ] e nom générique de « poterie samienne » toute laP'-derie rouge des Romains. Le nom de samia, donné dès le pre-