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Tome second.
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VIENNE, I.’ALLOBROGIE ET LA PROVINCE VIENNOISE. 27

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Ce tte enceinte rejoignait au Nord et au Sud la berge gauche duRhône. On a retrouvé, de distance en distance, les débris de cettean cienne fortification, qui paraît avoir eu une épaisseur moyenne de21 pieds et une hauteur de 45. L'enceinte du moyen âge, beaucoup^oins importante, était tout entière enveloppée par l’enceinter °maine, laissait en dehors le Mont Salomon, le Mont Arnaud, lesc °Hines de Sainte-Blandine et de Saint-Just, et s’élevait seulementJusqu’au sommet'du fort Pipet (1). La ville romaine avait donc,s ” r cette rive gauche du Rhône seulement, une étendue au moinstri ple de la ville du moyen âge. Mais, débordant bientôt de saCe mture, elle a franchi le Rhône; et les ruines nombreuses, lesdébris de statues, d’objets d’art, de mosaïques, les inscriptionsfiue l’on a retrouvées à plusieurs reprises et en si grand nombreSUr la rive droite, à plus de cinq cents mètres du fleuve, sur les

b) Mer met, Histoire de Vienne.

Ûe Rochas, Note sur les remparts de Vienne. (Congr. arch. de France,Vl” session. Vienne, 1879.)

^ M est probable que la première enceinte murée de Vienne date de la conquêtee , 1 Allobrogie par les Romains. Mais c'était plutôt un mur de délimitationt ï u une fortification militaire. César, d’ailleurs, n’avait pas entouré Vienne deem Parts. Ni dans le cours de la guerre des Gaules, ni dans celle dont la pro-'uce fut ] e théâtre, l'année qui suivit sa mort, Vienne n’apparaît comme unee forte. Auguste ayant résolu défaire de la Narbonnaise une province séna-, y e , c’est-à-dire dépourvue de troupes, n'a dû songer en aucune manière àdu' 1 ” 61 Une v '" e destinée à être sans garnison. Lors du passage de Valens con-Is ant une armée en Italie pour Vitellius, on n’aperçoit pas que Vienne fûtU Vc chose qu’une ville ouverte, ce qui n’empêche pas qu’elle put être close d’unef" C ?' nte mu rée, comme l’étaient Nîmes et la plupart des villes romaines. Lesr tifications de Vienne ne doivent avoir été faites au plus tôt que dans le cou-n du troisième siècle, alors que les Barbares devenant menaçants pour laVU C| y eu *- nécessité de protéger par des murailles un grand nombre de(A ^ J usc l ue - I; ' i ava 'ent pu sans danger rester dépourvues de remparts.

• Allmf.r, Inscript, ant. de Vienne. Rev. épigr. du Midi de la France, pass.)^ NICIA. POTE Hlljv ROS PORTAS///

^ CUx ^ ra gments d’inscription en lettres monumentales de 0 m ,30, récemmentta] COuver ts près la porte Sud de Vienne, ayant fait partie de la frise monumen-e d u ne ancienne porte, et que l’on peut reconstituer de la manière suivante :

Imperatori Ceesar divi filius Augustuscos. tribu{ nicia) pote (state »t)vROS portas {que)

{colonies dédit).

q a P r es cette inscription, Auguste, pendant son séjour de près de trois ans en^ e ’ de l’an 16 à 14, aurait fait don à Vienne d’un mur d’enceinte et de portes*: Ume ntales, comme il avait fait à Nîmes, où l’on retrouve la même inscrip-

tion

(H. Ba

azin, Vienne antique, 1891.)