SECONDE PARTIE. — CHAPITRE CINQUIÈME.
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matière, l’œuvre révèle un ciseau grec de la meilleure époque.C'est le même caractère de sereine simplicité, la même ampleurde formes, la même puissance de vie, la même expression demouvement dans le calme, la même entente de la draperie qu el’on admire dans les plus belles sculptures du Parthénon outemple de la Victoire Aptère. Il est difficile de dire, dans l’état demutilation où se trouve ce marbre précieux, dépourvu d’ailleurs d etout ornement et d’attributs caractéristiques, si on a devant I e5yeux la représentation d’une divinité ou d’une simple mortelle.La majesté et le développement des formes, l’ampleur de la poi'trine et du bassin semblent indiquer une déesse, et une déess emère, Héra ou Déméter, dont le culte était, comme on le saibtrès répandu, et les images fort nombreuses à Athènes et 3Éleusis. Il est probable qu’elle a été transportée directement deGrèce sur les bords du Rhône dès les premiers siècles de la périodegallo-romaine. Mais on ne peut rien affirmer de précis à ° esujet (i).
Le second torse de femme est peut-être plus remarquaitencore. Il est connu dans le monde des arts sous le nom t« Vénus accroupie de Vienne » ; mais c’est une désignation pur e 'ment conventionnelle, car il n’est pas démontré que l’artiste ai*-voulu représenter la plus charmante déesse de l’ancien 01ymp e 'et il est probable que l’on est tout simplement en présence d uportrait de quelque belle hétaïre de l’époque, bien formée, trf' smatérielle, et même d’une nature plantureuse jusqu’à l’excès.
La statue, en marbre de Paros, de provenance grecque, atrouvée, il y a près d’un demi-siècle, dans les ruines du p ^somptueux édifice du faubourg de Sainte-Colombe, dans c6« palais du Miroir » qu’on ne fouille jamais en vain et qui seraitavoir été un véritable musée.
La jeune femme est complètement nue, agenouillée, ou pla*^accroupie sur la jambe droite, un peu penchée en avant, le p' e<
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(i) Henry Houssaye, Torse de femme du musée de Vienne. (Gae. arch.)