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Tome second.
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V IENNE, L’ALLOBROGIE ET LA PROVINCE VIENNOISE. 53

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§ a uche portant sur le sol. Elle a perdu les bras et la tête; mais leMouvement général indique qu’elle se courbait un peu sur elle-1T1 erne, et se voilait de ses bras et de ses mains, comme la Vénus^ Médicis, la Vénus du musée de Dresde et celle du Capitole.

ne petite main d’enfant délicieusement potelée, avec des fos-Se ttes parfaitement rendues, s’enfonce dans la chair au-dessuss reins ; et sur la cuisse droite on retrouve les points d’attachedoigts de l’autre main. La belle Anadyomène était donc

des

a cco:

Pe

■npagnée d’une sorte d’Éros enfant.

eu de marbres ont donné lieu à de plus intéressantes discus-*° ns - « C’est un des morceaux antiques les plus extraordinaires°n puisse voir. Jusqu’alors on avait pensé que les anciensaie nt toujours subordonné l’imitation de la nature à un certain^P e idéal du beau absolu, ce qui les conduisait souvent à des^ es ultats extraordinaires par « parti pris », pour employer unrrile d’atelier. Les Grecs n’ont jamais représenté les enfantsVec leurs membres grêles et leur grosse tête. Ils en ont fait deP e tits hommes bien proportionnés. Un peu moins scrupuleux queUrs maîtres, les Romains ont cependant toujours idéalisé leurs^ °dGes ; et, même en figurant des monstres fantastiques , ils nes ° n t pas écartés entièrement du beau. Leurs Centaures, parern ple, sont de beaux hommes entés sur de beaux chevaux. Si^ °is fis ont voulu exprimer la laideur, ils se sont attachés à lare terrible, évitant qu’elle fût dégoûtante. D’ailleurs, les<lu l GXem P^ es antique se réduisent à l’exagération de

, c l Ue s traits de la face; et la face dans une figure nue n’a

qu

üne importance secondaire.

(< LaCar il,

statue de Vienne est faite d’après un tout autre système ;es t évident que l’artiste n’a reculé devant aucun des détails. imitation complète et exacte. C’est un démenti éclatant à

Aq, » A

tt,

de

rè gle

générale, et qui prouve que, dans tous les temps, il s’est

^ v é des hommes qui, à tort ou à raison, ont cherché un moyenSem ÜCCeS ^ ans i e contre-pied des opinions reçues. Ce fait suffirait(j e p i >0Ur attirer l’attention sur ce marbre. La beauté, la finesse6Xec ution, ce je ne sais quoi de grand qu’un habile statuaire