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Tome second.
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DE LYON A AVIGNON.

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P rj x d’or sur le marché de Rome. L’industrie des tonneaux, cer-nés comme de nos jours, était essentiellement gauloise (i). LesCr *s du Languedoc étaient un peu moins estimés ; et Pline nousa Pprend encore que, déjà de son temps, les vignerons du paysav aient établi des fabriques, officinæ, où ils sophistiquaient leurVltl de toutes sortes de manières, le chauffaient dans des étuves,y Produisaient des herbes et des ingrédients plus ou moins nui-Sl bles à la santé, de la résine, du miel, de l’aloès, etc., afin de^ u i donner du corps, de la couleur et du montant (2). Dans plu-Sl& urs de ses épigrammes , Martial donne à entendre que cesMélanges étaient détestables; il qualifie même les vins de laj e gion de Marseille de « poisons malfaisants, toxica sæva » (3), et^ Se plaint de la cherté de leur prix. Nos marchands de vin mo-ines, on le voit, peuvent donc invoquer la tradition à l’appuileurs opérations de laboratoire et de leurs prétentions de vente;le vm antique subissait, comme le nôtre, les manipulations lesP^ üs fantaisistes.

Italie, les branches de la vigne étaient élégamment disposéeseri treilles et suspendues aux branches des ormeaux (4), comme

h) Circà Alpes, ligneis vasis condunt, circulisque lingunt.

(Pline, Hist. nat., XIV, xxvn.)

Pline, Hist. nat., XIV, III, vi ; XVI, vm.

°Ujmellk, De re rusticci, III, 2.

h!) Coda f umis musta MassiUtanis .

(Martial, X, Êpigr. LXXXII, v. 23.)Improba Massilice quidquid f umaria cogunt,

Accipit œtatem qnisquis ab igné cadus,

A te, Munna, venit ; miseris tu mittis amicisPer f réta, per longas toxica sceva vias ;

Nec f avili pretio, sed quo contenta FalerniTesta sit, aut cellis Setia car a suis ;

Non venias quare tam longo tempore RomaniHcec puto causa tibiest, ne tua vina bibas.p (Martial, X, Êpigr. XXXVI.)

f - encore Martial, XIII. Êpigr . CXXIII, et XIV, Êpigr. CXVIII.

' Tum levés calamos et rasce hastilia virgce

Fraxineasque aptare sudes furcasque bicornisViribus eniti quarum et contemnere ventosAssuescani, summasque sequi tabulata per ulmos.

(ViRG., Gêorg., II, 358-361.)