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SECONDE PARTIE. — CHAPITRE SIXIÈME.
térise; et l’olivier apparaît pour la première fois sur les cotea^qui dominent le village de Donzère. C’est ainsi que finit lede la France et que commence le Midi. Sur toutes les pente 3 ’dans toutes les plaines, on le voit moutonner, « troupeau sobre etutile, le seul qui convienne à ces terrains pierreux brûlés pari 6soleil (i) ». Tel il est aujourd’hui, tel il était il y a plusieurs si e 'clés; car c’est un arbre pour ainsi dire immortel. Il renaît de 35souche. Le vieux tronc se creuse et se dessèche ; on le remplit d 6pierres et de terre pour qu’il puisse résister à l'action du vent'Chaque année, on amoncelle autour de lui un peu d’humus vég^tal. La cime monte, l’écorce « rejette » ; et le vieil arbre noueiAen est comme rajeuni, se pare de verdure et se couvre de fruit 3 'Chaque olivier est moins un arbre qu’un groupe d’arbres, u ° 6sorte de faisceau de colonnes tordues et violemment réunie 3 'Des tiges nouvelles s'incorporent sous la même écorce à la tig 6maternelle, et la jeunesse toujours renaissante des membre 5semble assurer à la souche primitive une sorte d’éternité (2).
A mesure qu’on descend vers la mer et qu’on avance du eût 6de l’orient, le long de la côte merveilleuse de Provence, l’oliv^prend un caractère de plus en plus décoratif. La pâleur de &verdure se colore et s’accentue; sa petite masse arrondie se dév' eloppe, et l’arbrisseau devient graduellement un arbre dont 1sommet cependant 11e dépasse jamais le superbe dôme des pi* 15 ’De Marseille à Toulon, il reste encore chétif et ramassé, quoifi u6d’une remarquable fécondité. On sait que c’est dans la pla -' 116d’Aix que se récoltent les meilleures et les plus moelleu se5huiles de Provence. Peu à peu, cependant, l’arbre paraît s’ém al1ciper, et de place en place quelques sujets isolés et indépendant 5commencent à prendre des proportions grandioses. Après TouD 11 ’dans l’admirable plaine du Luc, il continue à grandir, mais conser vencore l’uniformité de sa tête sphérique qui donne une phy sl °
nomie spéciale et un caractère un peu monotone aux paysages
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la haute Provence. Il faut avoir franchi les chaînes des Maures
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(1) H. Taink, L’Italie.
(2) A. Coutance, L’olivier. Paris, 1877.
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