DE LYON A AVIGNON.
9 1
c °ntinua à guerroyer contre les Salyens. Comme ses prédéces-Se urs, il obtint à Rome les honneurs du triomphe ; et le résultat deCe tte campagne célèbre fut, sinon de soumettre complètement lesdifférents groupes de la tribu ligure, du moins de la réduire à ladéfensive et de l’éloigner définitivement de la côte. Un de leursP ri ncipaux oppida, dont on voit encore quelques restes près d’Aix,f u t détruit; on y établit un camp militaire retranché, castellum,destiné à protéger l’occupation romaine et à surveiller le paysc °nq u i s _
*-e fut l’origine delà ville d’Aix en Provence, dont le nom, Aquæ^ ex hæ > rappelle à la fois les sources thermales qui firent sa for-fune et le consul romain qui fut son fondateur. Les Ligures furentre l e tés dans les montagnes, contraints d’abandonner aux Massa-ntes toute la bande littorale qui s’étend depuis les embouchuresd u Rhône jusqu’au Var, et, d’après le témoignage de Strabon ,°bligés de se tenir éloignés à la distance de 12 stades desri Vag es q U j offraient des ports commodes, et à celle de 8 stadesd es côtes couvertes de rochers (i) ».
En vertu du droit de clientèle qui unissait les différentes peu-PEdes celto-ligures, le principal chef ou brenn des Salyens, Teu-^ ttla l, alla se réfugier chez ses voisins les Allobroges. Ce fut dès° rs pour Rome un excellent prétexte à la reprise des hostilités.
es deux années 122 et 121 avant Jésus-Christ furent signaléesP ar les grandes expéditions des consuls Cneius Domitius Aheno-^ ar bus et Quintus Fabius Maximus contre les Allobroges et lesrv ernes ; et les Romains prirent réellement possession de laVall ée du Rhône.
VII
Rous avons eu l’occasion de parler précédemment de la fièrenat ion des Allobroges, dont le territoire devint plus tard la pro-
(*) Strason, Géogr., 1. II, ch. i.