Band 
Tome second.
JPEG-Download
 

SECONDE PARTIE. — CHAPITRE SIXIÈME.

i i 8

Jojt

armés, et enfin et toujours du sang. La joie du peuple débor°alors ; en proie à une surexcitation allant jusqu’au délire, il P 0 ^sait, dit Horace, de véritables hurlements (i) ; et leenvahi par les courtisanes (2), les bêtes féroces et les gladiate 1 ^ 1

l’o"

n’était plus qu’un repaire de débauche, une succursale de l’ampthéâtre et du cirque, avec cet avantage très apprécié quey voyait mieux et de plus près. Comme tous les pl 3 * s '.publics de l’empire, il était devenu, entre les mains depatriciens d’abord, des empereurs ensuite, un instrument ^corruption politique. La scène fut un jour couverte d’argenLle peuple repu de vin, ivre de sang, rentra chez lui après

a'’

ramassé des pièces de monnaie que lui avait jetées un m 3 ’aussi dégradé que lui.

,r0> f

tP

VI

|e

Bien qu’à deux pas de Marseille et des colonies grecq ueS ’

théâtre d’Orange est essentiellement romain. L’acanthe des

pitaux corinthiens est une imitation de celle du Panthéon

temple de Jupiter Stator à Rome. Les aigles au milieu des ^

ceaux, les corniches à modifions, les bas-reliefs des Centa ur

sont des motifs d’un caractère tout à fait romain ; les col° pl t

, - n eii l 2 3

sont, comme profil et proportion, du même style. L’ém 1 ^restaurateur du théâtre d’Orange, Auguste Caristie, a clon c ^bien inspiré en plaçant dans la grande niche de 1 'aula c

théâtre, au milieu de la façade, la statue de l’empereur ™Aurèle. C’était assigner la date de sa construction p r °^(161-180 ap. J.-C.) (3).

Ce qui frappe de prime abord dans ce théâtre, c’est la 111

(1) Garganum mugire putes ncmus, aut marc Tiiscum,

Tanto cuni strepitu ludi spectantur .

(Horat., Epist., ]. II, 1, v. 202-203.)

(2) Idem vero theatrum, idem et prostibulum ; eo quodpost ludos exa^° s ‘trices ibi prosternercntur . (Isid. Skv., XVIII, 42.)

(3) H. Revoil, Sur le théâtre antique d'Orange, op . cit %