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VENTOUX ET LA FONTAINE DE VAUCLUSE.
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l'égi; ' ^ eta it le 5 avril de l’année 1326, un vendredi saint, àd>^ , e du couvent de Sainte-Claire, dans une petite rue, au cœurs 6ul ^ n ° n! au jourd’hui la rue de la Masse. Pétrarque était nonen tïlen t d’un tempérament très religieux, mais il appartenait,
sa
Qualité de clerc régulièrement pourvu d’un bénéfice, à la
nde Emiliee « et:
de l’Église. Très recherché pour ses qualités bril-
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la CQ ^ 1 élégance de sa personne (1), il vivait dans ce milieu de
q u j r P° n tificale, délicat et raffiné, à la fois mondain et dévot,
Siècle ° nserv ait encore quelque chose de ces cours d’amour du
S * s fibl^ r ^ C ^ en ^’ ^ 6S f emmes continuaient à exercer l’irré-
ti<j u 6 ern pire de la grâce et de la beauté. Son âme un peu mys-
Souçj ’. s ° n âge — il avait vingt-quatre ans, et Laure dix-huit, — la
él^ llle ^ de l’apparition de cette jeune femme en prière, d’une
Ce e t d’une séduction infinies, la poésie du lieu, la solennité
Voir Ce f*- e semaine douloureuse qui semblait bien faite pourïtaît r
ecl,
re un amour qui devait être malheureux, tout contribuait° s ion d’un sentiment profond et tendre.
gêp rtl ° Ur du poète s’éveilla subitement en même temps que son
«le-
3 .
^"gt CC<: amour ne quitta plus. II aima Laure pendants 0n v Un ans, et la pleura dix ans après qu’elle fut morte. Il se’Hs^ e ncore d’elle à ses derniers jours. Laure ne fut pase a cette adoration passionnée et fidèle; mais on sait à
Pas douter.Tte
-et Pétrarque lui-même ne craint pas de l’avouer
elle SGS lns tances, ses supplications furent toujours vaines,tal gré Se départit jamais d’une très grande réserve et que,
tue
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tend:
un
trouble de son cœur, elle ne lui donna d'autres gagescompassion. « Je ne suis pas ce que tu crois », lui^ s 0tl j i° Ur simplement pour modérer l’expression trop vivean § a ge (2). Et depuis lors, Pétrarque se tut. Il écrivit auParler, et c’est ainsi que commença le Cansoniere (3).
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Hd r ^Posjjj. re P r °che les raffinements d’élégance et les assujettissements que, ?s ' X * ^ to »s deux le désir de plaire dans la société des femmes. (Fami-(jjt'Wl’ édit Fracassetti.)
1 Ce sujet la lettre si curieuse de Pétrarque à son frère Gérard dans
V 0 ; r Son forse chi tu credi. ( Canzotiiere, l re partie, Canzone, I, stance IX.)P° u r tous ces détails l’étude très fine de A. Mézières sur Pétrarque
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