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Tome second.
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LA RÉGION D’ARLES.

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0e le croit d’ordinaire dans le monde de l’idéal. Le bien-être, le

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Ujc e, la tranquillité sont presque toujours nécessaires à la pro-^ Uc tion régulière de leurs œuvres. Le caractère est rarement chezà la hauteur du talent; et un peuple d’artistes comme étaientes Grecs, était incapable de supporter avec dignité l’isolement^ G misère. L’art est essentiellement cosmopolite. Le culte tropejt clusi£ du beau et de l’idéal éteint peu à peu le sentiment de laClonalité. Les Grecs étaient avant tout des délicats, et, pour tout^' re en un mot, ils avaient de trop charmantes qualités pour avoirbien grandes vertus.

La Grèce conquise se consola donc sans trop de peine de sa^erté perdue, et, ne pouvant plus triompher par les armes,Cotl tinua de régner par les arts et par le génie (1). Son rôle, durest e, fut encore sinon très noble, du moins très brillant et fort^Pplaudi. Au lieu d 'orner seulement un petit coin de l’Europe,

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e monda le monde entier de ses produits; et, de même que les*stes italiens en France à l’époque élégante de la Renaissance,Grecs furent à la mode pendant quatre à cinq siècles non seu-

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f ’ lr ' e nt à Rome, mais dans toutes les provinces que le luxe avaitRallies. Ce luxe devenait chaque jour plus exigeant; et lesfe Cs ingénieux, raffinés, désireux en véritables artistes de plairede jouir, étaient seuls en état d’y satisfaire. Partout ils étaientCueillis avec faveur. On parlait leur langue; on copiait leurs^urs et leurs costumes ; on reproduisait leurs statues ; on pasti-

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‘ ,a *t leurs monuments; et les moindres objets de la vie usuelleaient de valeur que s’ils portaient ce cachet d’élégance et4rc haïsme dont ils avaient conservé le secret et qui, après près

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v mgt siècles, est resté une des formes les plus fines et lesdélicates de la beauté.

io ut était donc grec dans ce pays romain : le type, les mon-

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* es i la langue, les monuments, les œuvres d’art; et l’on com-e >Hl dès lors la parfaite justesse de cette qualification de Grèce,

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Grœcia capta feruvi victorem cepit et artesIntulit agresti Latio.

(Horat. , 1 . II, ep. I, v. 156-157.)