LE RHONE MODERNE.
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L’une des raisons de cette préférence était la sujétion, qui auraitété imposée à un canal construit sur la rive gauche, de côtoyer,sur tout son parcours, le chemin de fer de Lyon à Marseille et detraverser sept voies ferrées secondaires. Cette raison n’aurait plusAujourd’hui la même valeur, puisqu’il existe depuis quelquesannées une seconde ligne de chemin de fer qui longe la rive droitedu Rhône de Lyon à Aramon, au-dessous d’Avignon, et de Compsa Beaucaire.
Le choix de cette rive droite pour l’établissement du canal laté-ral était d’ailleurs motivé par des considérations d’une autreaature, et qui n’ont pas perdu de leur importance. « Le canalaurait, en effet, desservi les centres industriels de Rive de Gier,de Saint-Etienne, d’Annonay, de La Voulte, du Pouzin, d’Alais,mines de Privas, les carrières de Chomérac et autres,ouvertes le long du Rhône, les grands fours à chaux du Teil.
« Le canal aurait quitté le Rhône à Lyon, à l’altitude de 160Mètres > et serait venu aboutir, soit directement, soit par embran-ohement, aux environs de Nîmes, à une altitude de 50 mètresAviron. En ayant soin de le tenir aussi haut que possible sur lesc °teaux qui bordent le Rhône, à la traversée de l’Ardèche, ondurait disposé de fortes chutes qui, avec des volumes d’eau deMoyenne importance, auraient pu créer des forces motrices consi-dérables. En recueillant toutes les eaux perdues, en établissant^ a ns la montagne des réservoirs pour la saison sèche, on auraitPu en tout temps réunir dans cette espèce de grand collecteurimportants volumes d’eau que l’on aurait distribués sur tous lesPoints où l’on aurait voulu créer des établissements industriels.
« La rive droite se prêtait beaucoup mieux que la rive gauche àCe genre de création, la nature du sol et le caractère des habi-ts en ayant fait avant tout un pays industriel, tandis que lar ' v e opposée est essentiellement agricole. On aurait donc ainsiCr éé un Rhône artificiel, roulant paisiblement un volume d’eau^Osidérable, à 20 ou 30 mètres au-dessus de l'autre, servant àc ^ e Puissants transports, alimentant les industries actuelles, pou-Va «t favoriser la création de nouvelles, et venant enfin, à son