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Tome second.
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LE RHONE MODERNE.

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bras parasites, lui constituer, en un mot, ce qu’on appelle un « litmineur ». L’expérience a servi de guide pour assigner à ce litmineur la largeur qui lui convient, largeur naturellement croissantede l’amont à l’aval et après chaque affluent, et pour déterminer lahauteur des digues submersibles qui le limitent.

On a adopté pour le lit mineur les largeurs suivantes :

Entre Lyon et Saint-Vallier. i8o ra

Entre Saint-Vallier et l’embouchure de l’Isère. 200

Entre l’Isère et l’Ardèche. 200à 250

Entre l’Ardèche et Soujan (5 kil. en amont d’Arles). 250 a 300

Entre Soujan et Arles. 350

En aval d’Arles. 400

La hauteur arrêtée dans le principe pour le couronnement desdigues au-dessus de l’étiage était :

De 2 mètres entre Lyon et l’Isère;

De 2”,50 entre l’Isère et l'Ardèche;

De 3 mètres entre l’Ardèche et la tête de la Camargue (1).

Sur le Rhône maritime, les digues sont couronnées dans leplan d’une crue marquant i"',75 au-dessus de l’extrême étiage.

Dans ces conditions, on est arrivé partout à un mouillage deIm ,6o. Pour obtenir davantage, il aurait fallu exhausser les digues,c e qui aurait eu le grave inconvénient d’augmenter la vitesse ducourant et d’accroître considérablement les difficultés de la remontedes bateaux (2).

Les modifications que l’on a fait subir au chenal sont aussirestreintes que possible, graduées et progressives. On a commencéd’abord par barrer les faux bras dans lesquels ne passent plus queles eaux des grandes crues et des inondations. Les rives concavesContre lesquelles se porte la violence du courant, qui sont affouil-lées et corrodées, ont été protégées par des digues longitudinalesH moindre courbure ; de cette manière on a réduit les profondeursExagérées qui existaient au pied de ces rives. Les mouilles trop pro-

(1) On a aujourd’hui une tendance à abaisser les digues autant que possible,

bien peu dépassent le niveau de deux mètres au-dessus de l’étiage.

(2) Projet de loi ayant pour objet l’amélioration du Rhône entre Lyon et laExposé des motifs. Journal officiel du 14 août 1876. Annexe n° 303.