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Tome second.
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SECONDE PARTIE. — CHAPITRE ONZIÈME.

un point aurait pour résultat d’aggraver immédiatement l’insuffi-sance du mouillage sur le maigre supérieur. Ce qu’il importe sur-tout, c’est de substituer au lit irrégulier du fleuve un lit danslequel les pentes ne présentent que des variations peu nota-bles. Mais le Rhône charrie des masses énormes de matériauxprovenant de sa région supérieure ou arrachés à ses rives, —'24 millions de mètres cubes en moyenne par an. Or, les lois q ulrégissent l’écoulement de l’eau dans un fleuve sinueux, torren-tiel, de largeur variable et se divisant fréquemment en plusieursbras, sont tout à fait inconnues ; à plus forte raison celles relativesà la marche intermittente des graviers roulants qui constituentson fond mobile. Dans la pratique des travaux, on doit donc agi ravec une extrême prudence, même avec tâtonnements, sans rienchanger brusquement aux allures du fleuve, et se borner à obser-ver avec soin l'effet des ouvrages déjà entrepris et la marche desatterrissements au milieu de circonstances nécessairement trèsvariables (1).

Les conditions générales que l’on a cherché à réaliser dans l arégularisation du Rhône sont les suivantes :

Conserver les pentes naturelles sur tous les points où ell eSdiffèrent peu de la pente moyenne ;

Dans la rectification des « rapides », diminuer le moins possibl eles pentes et limiter ainsi au minimum l’abaissement du pf and’eau supérieur;

Chercher enfin, partout où cela est possible, à compenser, p arle relèvement de la pente, les abaissements du plan d’eau ine y1 'tables sur certains points; en un mot, obtenir de la profondeur surles maigres, sans dragages et en surexhaussant légèrement I eplan d’eau d’étiage (2).

Pour arriver à ce résultat, il fallait d’abord concentrer les ea ü *dans un même chenal, empêcher le courant de divaguer dans d eS

(1) Schlichting, Navigation des fleuves, 3' Congr. intern. de navig. intérim" 1 2Francfort-sur-le-Mein, 1888.

(2) Jacquet, op. cit.