L’OEUVRE ÉCONOMIQUE.
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clement. La diplomatie du souverain travaillait de son côtéà l’extension des rapports internationaux. La guerre avaitentraîné précédemment sur ce point d’assez fâcheuses compro-missions, la vente par exemple en 1713 à la ville de Lubeckde droits et privilèges abusifs, moyennant une somme detrente et quelques mille écus; des conventions analogues avecDantzick et Hambourg. A partir de 1717, Pierre se mon-trera résolu à rompre avec ces errements, et dans les négo-ciations engagées à cette époque avec la France il n’ensera plus question, pas plus que dans les instructions donnéesaux consuls simultanément établis à Toulon, à Lisbonne, àLondres.
Il succombait bien encore à la tentation de régler un peuarbitrairement les destinées de ces relations naissantes.L’histoire du port de Saint-Pétersbourg en est la preuve,ainsi que la bataille en règle livrée par le grand homme auxmarchands étrangers ou russes qui s’obstinaient à préférerle port d’Arhangel. Quand il eut épuisé les moyens de per-suasion pacifique; quand il fut convaincu que ni la créa-tion d’un vaste cjostinnyî dvor (bazar), ni celle d’une magis-trature spéciale composée en grande partie d’étrangers, nienfin la peine qu’il s’était donnée pour leur procurer dans sanouvelle capitale leur produit préféré, le chanvre, à boncompte et en bonne qualité, ne parvenaient pas à les yattirer, il en appela héroïquement à la tradition ancestrale.Il n’opéra pas directement et manu militari le transfert desArhangelais à Pétersbourg, comme le tsar Yassili avait fait desPscoviens à Moscou ; mais il décréta que les premiers auraientdésormais à vendre ou à acheter leur chanvre à Pétersbourget non ailleurs (1).
La mesure produisit les fruits [qu’on en pouvait raisonna-blement attendre. La nouvelle capitale n’était encore qu’unentrepôt détestable. La canalisation destinée à réunir le Wolgaà la Néva par le lac de Ladoga restait à l’état de projet. Indis-
’l) Tliioulkof, Description historique du commerce russe^ t. VI, p. 488;Storcu, t. V, p. 19 et suiv.
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