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Tome I.
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LES DESSOUS DE L’HISTOIRE

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* commodité du vent au dict lieu de Calais. Encore qu’il y eustde la contrariété et du hazard aussy grand, mon dict seigneurne'antmoings, pour le désir qu’il avoit de pouvoir arriver devantqu’on eust prins résolution pour les affaires de la dicte Royned’Escosse, s’embarqua le vendredy, xxvm e du moys de novembre,sur le minuict, et arrivasmes à Douvres le lendemain, vers lesneuf heures du matin, non sans avoir enduré le mal commungde la mer, excepté mon dict seigneur, qui demeura le dict jour àDouvres, et pour faire et laisser reposer les gentilshommes quil’avoient accompagné, qui estoient tous esbranlez de la mer.Le dimanche matin, xxx e du dict moys, se mit au coche, queMonsieur de Chasteauneuf luy avoit envoyé par Monsieur deVucalton (?), et nous avecq ceulx de la suitte sur chevaulx deposte qui se trouvent aisément et en grand nombre sur tout lechemin du dict Douvres à Londres, distant de l’un à l’autre devingt-cinq lieues françoises, qui se font ordinairement en deuxjours. Estant mon dict seigneur et toute sa compagnie arrivez àLondres le lundy, premier jour de décembre, à midy, le lendemainil envoya le sieur de Milliers, ung des seigneurs qui Pavoient suivy,vers la Royne d’Angleterre, qui tenoit sa court en son chasteaude Richemont, distant du dict Londres de trois lieues françoises,pour la prier de luy voulloir donner audiance; et, comme lamallice de ceste femme est infinie, voullut différer de quelquesjours de veoir mon dict seigneur, pendant lesquels Elle faisoitsecrettement procedder par les Estats et Parlement au procezextraordinaire de ceste pauvre Princesse, la Royne d’Escosse,et courir ung mauvais bruict, affin de de'laiyer cependant l’au-diance de mon dict seigneur, faisant venir et mettre en avantdeux occasions et faulces suppositions pour gaigner temps etparfaire sur les délais et inventions sa dicte procédure. Elle fiten premier lieu courir ung bruict en sa court et à Londres quetoute la compagnie de mon dict seigneur estoit pleine de conta-gion, et qu’il estoit mort de peste à Calais trois ou quatre dessiens, et aultres demourez mallades par les chemins. L’autrebruict commung estoit qu’il y avoit en sa compagnie quelqueshommes incongneus, et estoient là venuz exprès pour la tirer.Ces deux faulx prétextes ne purent prendre fin de huit joursdurant, et jusques au vn e de décembre que la dicte Royneenvoya quérir mon dict seigneur au matin, qui l’alast trouversur l’après-djsne'ç au dict lieu de Richemont, accompagné de