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LES DESSOUS DE L HISTOIRE
que transcrire le manuscrit de Saint-Pe'tersbourg, mais toutsemble démontrer que cette assertion n’est rien moins qu’exacte.
En effet, dans son édition de 1862, Brunet, qui avait anté-rieurement indiqué Louise-Marguerite de Lorraine comme enétant l’auteur, modifie son opinion dans les termes suivants :
« Les lettres initiales (M. L.) désignaient Madame la princesse» de Conti (Louise-Marguerite de Lorraine, d’abord damoiselle» de Guise), parce qu’alors on attribuait, sans trop de preuves,» les Amours du Grand Alcandre à cette princesse, comme on l’a fait» depuis. Cependant, M. Paulin Paris, qui a donné dans le» Bulletin du Bibliophile (x c série, juin i 852 , p. 2iô) une notice fort» curieuse sur ce roman anecdotique, n’admet pas qu’il puisse» être de la princesse de Conti, et il serait porté à l’attribuer au» duc de Bellegarde, qui y joue un des principaux rôles. »
M. Tamizey de Laroque, dont le jugement fait loi en matièrebibliographique, s’est prononcé dans le même sens, dans soncompte rendu de Marie de Médicis dans les Pays-Bas, par M. PaulHenrard (1) : « Dans une note de la page 16, écrit notre savant» compatriote, M. Henrard s’exprime ainsi : « Louise-Marguerite» de Guise, si célèbre par sa beauté, son esprit et sa galanterie,» est l’auteur des Amours du Grand Alcandre. Elle était la maîtresse» de Bassompierre, qui lui dut probablement ses treize années» de Bastille. »
« . Caractère turbulent, esprit frondeur, le colonel général
» des Suisses dut autant à lui-même qu’à la princesse de Conti» son long séjour à la Bastille. C’est, du reste, ce que déclare» formellement Tallemant des Réaux ( Historiettes . Édition de i 85 q,« t. III, p. 337). Quant aux Amours du Grand Alcandre, on sait que» si beaucoup d’écrivains les donnent sans hésitation à la fille du» Balafré, un petit bataillon d’érudits, qui a M. Paulin Paris à» sa tête, regarde cette opinion comme insoutenable. J’ai trouvé» dans une copie de l’Histoire des Amours du Grand Alcandre que» possède la Bibliothèque nationale (fonds français, n° 23,802), à» la fin du volume, qui n’a pas de pagination, cette note sur» laquelle j’appelle toute l’attention des chercheurs : « Aucuns» attribuent cet escrit à la princesse de Conty, les autres à la
(1) Revue critique d’histoire et de littérature, 11° 47, 18 novembre 1876, p. 333, 334.Compte rendu de Marie de Médicis dans les Pays-Bas par Paul Henrard, par M. Tamizeyde Laroque.