NOTE
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» marquise de Mosny des Ursins, dont il y a plus d’apparence,» n’estant pas vraysemblable que la princesse de Conty eût parle'» d’elle-mesme de la manière qu’il se trouve en iceluy ».
Cette opinion a e'te' reproduite par M. Tamizey de Laroqucdans une note du premier volume de la remarquable e'ditionqu’il a publie'e, en 1880, des Lettres de Jean Chapelain (p. 222),et à laquelle l’Acade'mie française vient tout re'cemment dedécerner un de ses premiers prix.
Nous sommes d’autant plus disposé à donner raison sur cepoint délicat à ces éminents bibliographes, que si Mademoisellede Guise avait été l’auteur de l’Histoire des Amours de Henri IV, ainsique le fait si judicieusement remarquer l’annotateur anonyme dumanuscrit de la Bibliothèque nationale, elle avait trop d’esprit etune trop haute idée de sa valeur personnelle, pour se mettre enscène dans les conditions et dans les termes où son nom setrouve mêlé aux aventures et aux* intrigues de ce récit. ( Voir entreautres les pages 172, 17), 174, 177 et 178 .)
C’est donc au duc de Bellegarde, ou plutôt à la marquise deMosny des Ursins, qui, au dire de Chapelain (i), avait déjà écrit,à cette époque, le roman de Mellusine, et non à la princesse deConti, qu’il y a lieu, jusqu’à preuve certaine du contraire, defaire remonter la responsabilité littéraire des Amours du GrandAlcandre.
Quant à La Clef du Grand Alcandre, nous la donnons telle qu’elleexiste à la fin du manuscrit de Saint-Pétersbourg.
Procez m: François Ravaitxac.
PrOCEZ ET MORT DU MARÉCHAI. DUC DE BlRON.
Ces deux relations du temps, qui forment un si douloureuxcontraste avec la précédente histoire et qui donnent les détailsles plus circonstanciés sur le procès et le supplice de ces deux
(1 ) Lettres de jean Chapelain, de l’Académie française (1880). Imprimerie nationale.Lettre CLII à M. de Balzac, t. I, p. 222.