PROCF.Z DE FRANÇOIS RAVAILLAC
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Royaume, employa tous ses soins pour la procurer au dedansà ses sujets. Il fit rendre un Edit signé de sa main, qui permitaux prétendus réformez la liberté d’exercer leur religion danstoute l’étendue de ses Estats, et il rétablit ensuite la religioncatholique dans tous les lieux où elle avoit cessé d’estre exercéepar les guerres durant plusieurs années. La Reyne, qui prévoyoitque cette paix générale estoit absolument nécessaire pour le bienI de l’Estat, voulut que le Roy son fils, à l’exemple du père,
| affermît tous ses sujets sous une mesme concorde et dans une
l mesme liberté de conscience pour la tranquillité publique et
l empescher la division de ses sujets, et en conséquence confirmer
| le susdit Édit de pacification par sa déclaration du 22 may, rendue
f en sa Cour de Parlement; elle s’exprima en ces termes :
! « Louis, par la grâce de Dieu Roy de France et de Navarre, à
I » tous ceux qui ses présentes verront, salut. Depuis le malheureux
| » et détestable assassinat de notre très-honoré Seigneur et père,
i: » dernièrement décédé, que Dieu absolve, la Reyne Régente,
» notre très-honore'e Dame et mère, ayant toujours les larmes» aux yeux et la tristesse au cœur, n’a toutefois laissé de travailler» incontinent et avec très-grande magnanimité et prudence, pour» empescher que cet accident sy- funeste ne fût d’aucun préjudice» à notre personne et dignité, ny à ce Royaume et à nos sujets,» se tenant obligée à ce devoir, non-seulement pour l’affection» naturelle qu’elle nous porte, mais pour avoir esté déclarée» Récente, et en cette qualité chargée du soin de l’administration» des affaires du Royaume par les vœux et suffrages des Princes» de notre sang et autres Princes, Prélats, principaux Officiers» delà Couronne et gens de notre Parlement, assemblez tous en» iceluy (nous y tenant notre lit de justice). En quoy son travail» a tsté sy heureux, et l’affection de tous nos sujets qui estoient» lois près de nous-mesme, et des habitans de notre bonne ville» de Paris, sy grande et sincère envers nous, que nous n’avons» rien à désirer en leur obéissance et fidélité, non plus qu’en la« borne et sage conduite de la Reyne Régente, notre dite très-» hoiore'e Dame et mère; ayant aussy esté averty par les avis» qu nous viennent chacun jour, qu’en tous les autres lieux de•) nare dit Royaume, tous nos sujets, tant catholiques que de la» reigion prétendue réformée, de toutes qualitez, essayent par» ure émulation louable à se surmonter l’un et l’autre en promp-» titide d’obéissance, en actions et déportemens, qui peuvent