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Tome I.
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PROCEZ ET MORT DU MARESCHAE DUC DE BIRON 2 ‘1~

baillée au dict Picotte pour la réduction de Seure; que jamais iln’a eu aucune communicquation avec luy.

Quant au second poinct, d’avoir voullu traicter avec Monsieurle duc de Savoye sitost qu’il fut arrivé à Paris, que quinze joursaprès qu’iL vit le dict Duc à Conflans, lorsque le Roy y futdisner avec luy, et que Sa Majesté s’estant promenée longtemps,il luy print envye d’aller à la garde-robe, commandant Monsieurle comte d’Auvergne et luy d’entretenir ce pendant le dict Duc;que les comtes de Soissons et de Montpensier (?) s’advançant, illeur quitta la place et alla trouver le Roy, qu’il attacha et donnaà boire, et qu’incontinent après ilz partirent pour aller à Paris.

Que sur quelques discours qu’on luy tint du mariage de latroisiesme fille de Son Altesse, il en parla au Roy, [et] que SaMajesté, ayant depuis faict entendre qu’il ne le trouvoit bon,que depuis il n’en avoit parlé.

Que tant s’en fault qu’il eust intelligence avec le dict Duc, quele Roy luy ayant commandé de l’accompagner à son retour pourle faire passer par la Bourgongne, il supplia Sa Majesté de l’endescharger, sur ce qu’il voyoit les affaires sy peu asseurées, qu’ilestimoit que dans quelque temps il en fauldroit venir aulx mainsavec luy, et qu’il aurait regret, après [avoir] assisté et faictbonne chère à ung Prince, de luy faire la guerre; qu’il supplioitSa Majesté de luy en dispenser, lequel ne luy accorda; quandest de dire qu’il avoit ce desseing de le faire passer par les plusfortes villes de son gouvernement, affin de les luy faire con-gnoistre, au contraire il l’avoit faict passer par les plus foibles,dont tout le monde en estoit tesmoing, et du conseil qu’il donnapour ce regard.

Pour le troisiesme poinct, dont il estoit accusé, d’avoir intel-ligence avec le dict duc de Savoye durant la guerre dernière, iln’y a nulle apparence.

Premièrement, il avoit prins Bourg, quasy contre la vollontédu Roy, sans assistance, sinon de ceulx qui estoient ordinai-rement avec luy.

Qu’il avoit prins Conflans et le fort Saincte-Catherine, [et quejs’il eust eu intelligence avec le dict Duc, il ne se fust pascomporté avec tant de franchise et d’affection.

Qu’il appelloit pour tesmoignage de ceste faulce accusation lesgouverneurs des places qui sont maintenant au service du Rov,pour tesmoigner de la vérité, estant octrove' que s’il eust esté

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