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Tome I.
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LES DESSOUS DE L’HISTOIRE

ainsy qu’il eust eu intelligence avec leur Maistre, qu’ilz eneussent sçeu ou congneu quelque chose.

Que de quarante convois de vivres que l’on avoit voullu faireentrer à Bourg, il en avoit deffaict ou repoulcé trente-sept, et lestrois qui y estoient entrez estoient lors qu’il n’y estoit.

Pour l’accusation faicte contre luy d’avoir donné advis au dictDuc de deffaire le régiment de Chamrault (?), il prouvera et feraveoir que le dict Chamrault n'advint poinct à l’armée d’ung moisaprès l’accusation qui fut contre luy pour ce regard.

Secondement, que cest advis est sans apparence et hors dusens commung, pour ce que du lieu où l’on disoit où estoit ledict sieur Mareschal, et du lieu où l’on disoit où estoit Cham-rault, il y avoit cinq ou six journées, et aultant pour allertrouver Son Altesse; qu’il falloit encore aultant pour revenir, etpour le moings quelque temps pour acheminer des forces, etqu’ung régiment ne demoure pas tout logé en ung laugis, quiest une invention de La Fin, purement faulce.

Que le Roy luy a dict, et qu’il ne le sçait d’aultre que de luy,que l’on luy voulloit faire offre de deux cent mil escuz pour faireentrer du secours dans la citadelle de Bourg, mais que l’ayantrecongnu sy entier au service du Roy, l’on ne luy en osa parler.

Que s’il eust eu quelque mauvais desseing contre le Roy et laFrance, qu’il n’eust pas rendu Bourg qu’il tenoit, et qu’il l’avoitfranchement mis entre les mains de celuy à qui le Roy luy avoitcommandé.

Et combien que Sa Majesté, par.qu’il a dans une boitte,

luy eust commandé, après quelque tresve avec le dict duc deSavoye, de fournir à ceulx de la citadelle de Bourg de quatrecens pains par jour, cinquante bouteilles de vin, ung demy-bœufet six mouttons, qu’il avoit réduict le pais à cinquante bouteillesde vin et deux mouttons, par le moyen de laquelle réduction ladicte place avoit esté mise au service du Roy au temps qu’ilavoit promis.

Pour le quatriesme poinct, qu’il avoit intelligence avec legouverneur du fort Saincte-Catherine pour tüer le Roy, qu’ilsupplia Sa Majesté et imploroit sa mémoire pour se souvenirque luy seul l’advertit contre le desseing que Sa Majesté en avoitd’aller veoir et recongnoistre le dict fort, sur ce qu’il luy repré-senta qu’il y avoit dans la dicte place d’extresmement bonscanonniers, et qu’il n’y pouvoit aller sans grand hazard, et que