PR0CEZ ET MORT DU MARESCHAE DUC DE BIRON
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» charges et hde'litez comme je m’asseure, et tant s’en fault que» je vous veuille oster vos charges, que s’il en venoit de nou-» velles, je vous les donnerois. Monsieur de La Force me garde» tous les jours; voilà S'-Angel, qu’il avoit esloigne' de luy parce» qu’il estoit homme de bien. J’ay plus de regret de sa faulte» que vous-mesmes; mais avoir entreprins contre moy, qui estois» son bienfaiteur, cela ne se peult supporter. » Alors Monsieur» de La Force dict au Roy : « Alors, Sire, nous aurons pour le,» moings cest advantage qu’il ne se trouve poinct qu’il ayt cn-» treprins sur vostre personne », et le Roy luy dict : « Faictes» ce que vous pourrez pour son innocence, je feray de mesme »,et ilz s’en allèrent.
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LETTRE DE MONSIEUR LE MARESCHAL DE BIRON
ESCRTPTE ET ENVOYEE
DU CHASTEAU DE EA BASTIEEE, OU II. ESTOIT PRISONNIER, AU ROY
Sire, entre toutes les perfections qui accompagnent la grandeurde Dieu, la miséricorde, par-dessus toutes, paroist estre celle quia réconcillié les hommes avec luy et ouvert les portes du Ciel aumonde. Ceste belle partye, qui faict le tout d’une vertu excellente,vous ayant esté communicquée par ce grand Monarque par donde grâce spe'cialle sur les aultres Roys de la terre, comme lilzaisné de son Eglise, et ayant icy devant mesnage' le sang de vosennemys, se trouve réclamée en l’infortune du mareschal deBiron, qui l’oze implorer, sans crainte que l’on die qu’il se soittrouvé ung subiect que ayt offencé pour recourir à la doulceuret avoir la paix, puisque c’est la gloire de la créature qui offenceson créateur de demander en souspirant la rémission de sonoffence. Or, Sire, Vostre Majesté, de qui la clémence a tousiourshonnoré le victorieux tranchant de son espée sy signalée, et rendumémorable sa bonté par une seulle grâce, c’est maintenantqu’elle peut paroistre, en donnant la vye et la liberté à vostretrès-humble serviteur, à qui la naissance et la fortune ont promisune mort plus honnorable que celle qui le menasse : ceste pro*messe du destin, soit que mes jours fussent sacrifiiez à vostrç