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Tome I.
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PROCEZ ET MORT DU MARESCHAL DUC DE BIRON

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Il ne fault plus chercher que trois premières causesDont la mère Nature a basty ce grand Tout,

. la force et naturel des choses,

Car maintenant la fin cause et ruyne tout.

Quoy ! La fin n’est-ce pas une chose ennemyeDe tout cela qui est soulz le ciel anime'?

La fin consomme tout, et la fin, et la vye,

Et qui le moings s’y fie est plus sage estime'.

Donc Biron sousmettant de tes faicts la franchise,Sur la fin, comme on veoit, on te donne le tort.

Ne soys point esbahy et n’ay [point de surprise],Car la lin aulx humains ce n’est rien que la mort.

Ce qui te doit fascher et blesser la me'moire,

C’est que n’ayant mené ton entreprinse à fin,

Ce ne'antmoings La Fin en a reçeu la gloire,

Et toy le de'shonneur qui a cause' ta lin.

Mais sy tu veux avoir une fin glorieuse,

Faut de'tester La Fin qui te feist tresbucher,

Et demander à Dieu la vye bienheureuse,

Dont La Fin à jamais ne pourra approcher.

Ainsy, quoyque l’esprit d’estrange repentance,

Tout rozyer arrosé flestry reverdira,

Et armé de doux fruict de ferme iouissance,

D’une sy belle fin l’œuvre couronnera.

DU PÈRE BIRON ET [de] SON FIEZ

Biron servant son Prince entre mille gens d’armes,Vieillard, d’ung coup d’espée eut le bras emporté;

Son fîlz, ung second Mars, voullant tourner ses armes,A la fleur de ses ans se veoit descapitté.