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LES DESSOUS DE L’HISTOIRE
rement, et en auray une perpétuelle recognoissance, priant Dieu,Monseigneur,
qu’il vous donne, en très-parfaite santé, longue et très-heureuse vye,
Daffiz.
De Bourdeaux, ce 19 e juin i633.
LETTRE DE M. D’AGUESSEAU ( 1 )Monseigneur,
Je vous fais ceste dépesche pour accompagner celle que leParlement vous escrit au subiet de la nomination qu’il a faictede ceux qui doibvent aller, l’année prochaine, servir à la Chambrede l’Édit, séante à Agen, et vous supplier très-humblement de lavouloir confirmer. La Compagnie a excusé Monsieur le présidentDaffiz, encore qu’il feust en tour, à cause de ses incommoditez, etnommé en son lieu Monsieur le président Pichon, qui a acceptéceste commission.
Je vous ay escrit, il y a quelques jours, touchant la translationde la Chambre de l’Édit à Bergerac, dont le bruit couroit icy.Je vous adiousteray icy par occasion, Monseigneur, aux raisonsque je vous ay mandées pour l’empescher, que, pendant les mou-vemens derniers, il a esté jugé important au service du Roy deruyner les murailles de la dite ville, en suitte de quoy elles ontesté démolies par commandement de Sa Majesté, et qu’il n’yauroit guères d’apparence de mettre la Chambre dans ung lieuouvert de tous costez, et qu’il est à craindre que les huguenotzne se servent de ce prétexte pour demander permission de lesréparer, sur quoy vous ferez telle considération que vous jugerezà propos par vostre prudence. Cependant, je vous supplie très-humblement de me vouloir continuer vostre bienveillance, et decroire que je suis,
Monseigneur,
vostre très-humble et obéissant serviteur,
Aguesseau.
Bourdeaux, ce 22 juin i633.
y
(1) Dossier n° 114, tome I, pièce 14.