CORRESPONDANCE AVEC DE CHANCELIER SEC,LIER
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LETTRE DE M. D’AGUESSEAU ( 1 )Monseigneur,
Le Parlement n’a point manque' d’enregistrer la commission duRoy pour la se'ance de la Chambre de l’Édit à Ageii en l’anne'eprochaine, incontinent après l’avoir reçeüe; mais ayant trouvéquelques inconve'niens au changement que Sa Majesté a faictd’aucuns de ceux qui avoient esté par luy nommez, il a creuestre obligé d’en escrire à Sa Majesté et luy en donner cognois-sance, pour y apporter le remède qu’Elle jugera à propos, commeaussy de la supplier très-humblement de vouloir transférer la diteChambre en ceste ville et l’incorporer au dit Parlement, de quoynostre Compagnie a désiré aussy vous informer particulièrement,Monseigneur, et vous demander vostre appuy et vostre protectionen ceste occurence. Elle vous desduit sy amplement ses raisonspar la lettre qu’elle se donne l’honneur de vous escrire sur cesubiet, que je n’ay rien à y adiouster, sinon ma supplication très-humble à celle qu’elle vous faict. L’advantage que les catholiquesrecepvront de ceste translation et incorporation est sy évident,que nous avons grande occasion d’espérer, par les tesmoignagesque vous rendez de vostre zèle à la Religion catholique et au bienpublic, que vous favoriserez nostre dessein, du bon succez duquelnostre Compagnie vous sera parfaitement obligée, ainsy que moy,qui n’auray jamais de satisfaction plus grande que de vous pouvoirfaire paroistre que je suis véritablement,
Monseigneur,
vostre très-humble et obéissant serviteur,
A Bourdeaux, ce 6 aoust i633.
Aguesseau.
(1) Dossier n° 114, tome I, pièce 19.