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Tome I.
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CORRESPONDANCE AVEC I.E CHANCELIER SÉGUIER 293

me faire périr dans les se'ditions qu’ils ont trame'es, ils m’ontnoircy de mille calomnies à la Cour, non-seulement pour mepriver du fruict que je debvois espérer de mes services, maisencore pour me faire perdre l’honneur et la vye. Dieu, qui estprotecteur de l’innocence, m’a faict miraculeusement descouvrirleurs trahisons et trouver moyen de les justifier par des tesmoi-gnages sy authentiques, que j’ay subiet d’espérer que la justicem’en sera rendue. Les informations que mon cousin de Magnasvous mettra entre les mains vous informeront plus particuliè-rement du subiet de ma juste douleur. Je vous supplie très-humblement, Monsieur, de me faire en ce subiet rendre lajustice qui ne seroit pas desnie'e aux moindres subietz du Roy.Vous verrez sy j’ay raison de la demander et de l’espe'rer, ets’il n’importe pas à tous les gens de bien qu’ung chastimentexemplaire rende les meschans moins hardis à se porter au mal.

Je ne vous en diray pas davantage, Monsieur, de crainte devous ennuyer. Je vous supplie bien humblement de prendre partà mon intérest, et de croire que n’en pouvant jamais en avoirung plus sensible, je ne puis aussy recepvoir aucun tesmoignagede la faveur de vostre amitié en une plus importante occasion,ny qui m’oblige davantage à demeurer,

Monsieur,

vostre très-humble et très-affectionné serviteur,

I^ouis de La Valette.

A Bourdeaux, le xxx juillet i635.

LETTRE DE M. DEFAU (?) (au nom du Parlement) (i)Nostre très-honoré Seigneur,

Nous avons enregistré la Commission pour la Chambre del’Edit sitost que nous l’avons reçeüe, mais nous avons creuestre obligez, par le debvoir de nos charges, de faire entendreau Roy que, par l’ordre inviolablement observé depuis l’establis-

(1) Dossier n° 10B, tome I, pièce 14.

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