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Tome I.
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LES DESSOUS DE L’HISTOIRE

commandement qu’il vous plaira nous en faire par une de voslettres, sans qu’il soit necessaire de donner d’adiournement per-sonnel, qui désauthorise le Parlement et luy faict perdre lacre'ance qu’il doit avoir envers les peuples, laquelle ne luy futjamais sy nécessaire pour le service du Roy qu’elle est main-tenant; faictes-moy, s’il vous plaist, Monseigneur, l’honneur deme croire vostre très-humble et très-obéissant serviteur,

Bertier de Montraut.

A Tholouse, ce 26 juin i635.

LETTRE DU DUC DE LA VALETTE (1)Monsieur,

Je ne vous entretiendray point de l’estât particulier des affairesde ceste ville et de la province, non plus que des sentimens demon fils, le duc de La Valette, et des miens sur ces fascheusesoccurences, remettant à la cre'ance de mon cousin de Magnas àvous en faire part, sy vous l’avez agre'able. Je me contenteray devous rendre grâces bien humbles d’une lettre qu’il vous avoit pieumettre entre les mains de Monsieur Lancier pour me donner.Les bons advis qu’il vous plaisoit de me despartir s<*nt autantd’effets de la bonne volonté dont vous me favorisez depuis tantd’années. Croyez, s’il vous plaist, Monsieur, que je les reçoyscomme d’une personne de qui j’estime au dernier point l’amitié,et que j’y déféreray tousiours entièrement. Je suis très-marryque Monsieur de Morit et le dit sieur Lancier n’ayent peu serendre icy, et y faire avecq sécurité ce qui leur estoit prescritpar Sa Majesté, car j’eusse peu par ce moyen convaincre lescalomnies qui m’ont esté imposées, et eusse faict cognoistre quej’ay servy en ceste occasion peut-estre aussy utilement qu’aucunautre que moy eust sçeu faire en l’estât où je suis. Après cela,ne'antmoins, il faut que je aye encore le desplaisir d’apprendre detoutes parts que pour ce que la malignité des meschans n’a peu

(1) Dossier no 107, tome I, pièce 87.