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LES DESSOUS DE L HISTOIRE
intention. Cela auroit este' plustost faict, sy l’honneur quechacun a désiré rendre à vostre personne et à vos vertus n’eustfaict croire que vous ne seriez peut-estre point marry que, pourla satisfaction publique, elles fussent pre'sente'es par ung advocatet publie'es en l’audience; mais ayant sçeu de Messieurs nosGens du Roy que vous y re'sistiez et ne vouliez qu’ung enregis-trement, nous avons faict ce que vous avez voulu et privé lepublic de l’espérance qu’il avoit d’entendre les louanges que vosgrandes actions vous acquièrent tous les jours.
Je vous adiousteray, Monseigneur, que, par le commandementdu Roy que j’en avois reçeu par Monsieur de La Vrillière, j’ayfaict achever l’instruction du procez de Lureau, ung des chefs denos séditions. .11 fut, hier, jugé et condamné à estre pendu et soncorps bruslé après, ce qui fut exécuté, l’après-disnée, fort paisi-blement et sans apparence d’émotion, les Jurats ayant bien faictleurs charges en ceste occurence. J’espère que cest exempleachèvera d’asseurer nostre repos, et qu’il ne se parlera plus icydésormais de rébellion, à quoy je continueray d’employer tout cequi dépend de moy pour le service du Roy, de mesme qu’à vousfaire paroistre, quand vous m’honorerez de vos commandemens,que je suis,
Monseigneur,
vostre très-humble et très-obéissant serviteur,
A Bourdeaux, ce vi avril 1 636.
Aguesseau.
LETTRE DU DUC DE LA VALETTE (i)Monsieur,
Ayant esté adverty, il y a de'sià quelques jours, de la détentiondu petit Morr, j’ay attendu d’apprendre s’il se feroit contre luyquelques sortes, de procédures, affin que l’on pust descouvrir lavérité des recherches qui luy ont esté faictes de la part de Brietpour m’accuser d’avoir esté l’autheur de la sédition de Bour-
(i) Dossier n° 107, tome I, pièce 98.